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Oct-Déc 2008 : Suisse-Jordanie
6 janvier 2009 : Syrie et Jordanie Itinéraire

Nous avons traversé la Syrie et la  Jordanie pendant un mois de décembre particulièrement calme et reposant, loin de la frénésie de Noël et du stress de  fin d’année. Cela nous a permis de découvrir des sites, certes, mais aussi et surtout des gens, des peuples, une histoire et une actualité qui prend une autre dimension que lorsqu’on la suit à la télévision. Voici donc comme d’habitude, le récit de nos rencontres et expériences.

La Syrie et la Jordanie dans les grandes lignes

Coût de la vie
Le salaire moyen dans ces 2 pays tourne autour de 150-200 euros par mois. Cela donne tout de suite le ton. A titre d’exemple, le litre de diesel coûte 30 centimes d’euro et le kilo de pain 20 centimes d’euro. Pour en savoir plus, cliquez sur : Infos pratiques


Circulation
En Syrie, on roule à l’arabe : phares éteints la nuit, priorité au plus gros ou plus courageux. Ici, sans klaxon, on s’arrête au bord de la route, car personne ne ferait attention à vous. Autant le dire, c’est sport, rigolo et fatigant ! La police nous a aidés plusieurs fois, par exemple en arrêtant toute la  circulation pour nous permettre de faire demi-tour en franchissant 2 lignes blanches si nécessaire. La police est là pour aider le touriste et traquer le citoyen.

En Jordanie, précisons pour commencer qu'aucune modification n’est autorisée sur une voiture. Par exemple, une personne qui changerait ses hauts-parleurs est susceptible de recevoir une  amende de 100 US dollars. Côté conduite, par contre, on circule à la  Suisse. Les phares sont allumés la nuit, les feux sont respectés, les priorités aussi, on laisse même traverser les piétons... Seule particularité : on ne voit aucun 2 roues. La raison en est simple, ils ont été tout bonnement interdits pendant des années avant d’être réintroduits récemment, mais avec l’obligation de passer un permis de conduire, ce qui n’est pas accessible à tous… (Voir ci-dessous).


Religion
La loi de la religion est dans une grande mesure identique à celles du pays. Ici, on nous précise souvent : « notre religion dit… ». Ainsi, par exemple, l’islam interdit d’être athée. A la question : « pourquoi ne mangez-vous pas de cochon ? », on nous a répondu : « tu mangerais du rat toi ? ». Voilà une manière limpide de nous faire comprendre une simple différence culturelle !
Par ailleurs l’islam autorise un homme à épouser 4 femmes au maximum, mais seulement à certaines conditions : il doit y avoir une raison pour se remarier (p.ex. la stérilité de la première épouse), l’homme doit continuer à vivre avec chacune, les honorer et les traiter toutes avec le même respect.

L’islam reconnaît l’existence d’Abraham et par voie de conséquence, celle de ses descendants, donc Jésus, Moïse, David et les autres. Elle nous apparaît au fil de nos discussions très tolérante et sociale… dans ses intentions en tout cas.

Les droits de l’homme
En entrant en Jordanie, nous avons lu que 40 % de la population est palestinienne. Plus tard on a appris qu’il y a eu deux grandes vagues d’immigration : la première en 1948 juste après la création de l’état d’Israël et la seconde en 1967 à l’issue de la guerre  des 6 jours, le 3ème conflit israélo-arabe. Aujourd’hui, les immigrés de 1948 ont un obtenu le passeport Jordanien, mais pas les mêmes droits que les Jordaniens de pure souche. On parle ici de 1ère et 2ème classe : seuls les Jordaniens d’origine jordanienne ont le droit d’être élus, de voter ou d’accéder aux postes gouvernementaux. Un Jordanien de 2ème classe ne peut pas être engagé dans l’armée par contre. Les immigrés de 1967 forment la 3ème classe : il n’ont pas de passeport jordanien et pas le  droit de passer le permis de conduire,
par exemple…  Actuellement, 85 % de la population est d’origine palestinienne, avec ou sans passeport jordanien. Ils vivent en Jordanie bien mieux qu’en Israël, mais néanmoins, leurs droits sont fortement restreints.

Douanes
A notre entrée en Syrie, nous avions des dollars pour les visas. Le douanier les a refusés et nous a demandé des euros. Après d’innombrables péripéties pour s’en sortir, nous rencontrons Miroslav et Katja qui voyagent en vélo : le douanier venait de leur refuser leurs euros en exigeant des… dollars ! Nous avons préféré en rire tous ensemble !

Pour entrer en Jordanie, il nous manquait 1 JD (1 JD = 1 dynar jordanien = 1€)  pour payer la taxe véhicule. C’est finalement un Jordanien qui nous a donné 20 JD, furax contre son pays et l’incapacité des gens à aider autrui.
Pour en savoir plus sur les modalités de douanes concrètes en Syrie et Jordanie, cliquez sur :
Infos pratiques

Les sites
Nous avons vu de très, très beaux sites. Dans notre cœur, c’est Palmyre qui a laissé le meilleur souvenir. Palmyre, c’est une oasis dans le désert Syrien. On l’appelle Tadmor en arabe (mais on ne les voit pas… heureusement !). Ce site est magique parce qu’on peut y circuler librement, à pied, en voiture, à dos de chameau, d’ânes ou en vélo… Le site est immense et bien conservé. Depuis les allées de colonnes jusqu'aux piliers du forum, tout est ici majestueux. L’imagination se plaît à reconstruire les histoires du lieu.
   

Sinon, nous avons été impressionnés par le théâtre antique de Bosra, en Syrie toujours. Dans un état impeccable, il offre une accoustique et un décor hallucinant. Les enfants y ont dansé sur la scène.


En Jordanie, nous avons visité le site de Petra. En arabe ça s’appelle Petra, mais on pourrait le baptiser "Tadescros", parce que ceux-là on les voit ! Les prix sont complètement surfaits et quand les commerçants vous regardent droits dans les yeux, on y lit : « t’as qu’à payer, gros c… ! » Tout est de 7 à 12 fois plus cher que dans le reste du pays ! Alors les gros c… que nous sommes n’ont pas aimé Petra, ni le manque de respect de ses habitants  et commerçants. Nous avions pris un billet pour 2 jours. A la fin de notre première journée, nous avons décidé de ne pas y retourner le lendemain. Certes le site est beau. Mais après Palmyre, on se sentait un peu malmené dans ce site hyper touristique.
Nous avons revendu donc notre billet à une famille française venue pour une journée dans le site. Eux comme nous avons ainsi économisé le prix d’un billet, soit l’équivalent de presqu’une centaine de sandwichs falafel dans le pays !!...


Les villes
Alep. Seule ville de Syrie où nous nous sommes arrêtés. Nous avons  visité la citadelle, parcouru les souks, goûté les spécialités. Nous avons stationné juste devant la citadelle, à côté du palais de justice, ce qui nous a valu 2 petites heures d'attente pour repartir car le parking était plein à craquer des voitures des avocats.


Irbid. Première ville où nous nous sommes arrêtés en Jordanie et où nous sommes restés 5 jours. Irbid, c’est internet city : cette ville figure au Guinnes Book pour le nombre de café internet au m2 dans sa rue de l’université. Ces derniers sont ouverts 24/24h.  Irbid, c’était aussi une « émeute » devant Casita le jour de notre départ. Une cinquantaine d’enfants a pris d’assaut Casita et nous a assaillis à notre retour du souk. Le coiffeur du quartier nous a hébergés dans son salon, avant d’appeler la police. Il faut dire qu’ils ont eu plus peur que nous, parce que nous, nous avons plutôt rigolé en voyant tout cela. Donc au moment de quitter la ville, nous avons bénéficié d'une escorte policière ; ça les rassurait !


Aqaba. C’est tout au sud de la Jordanie, au bord de la mer rouge, sur la côte est. A 5 km, il y a Eilat en Israël, qui occupe la côte ouest de la pointe de la mer rouge. En face d’Aqaba, de l’autre côté de la mer, c’est l’Egypte. Et puis 10 km au sud d’Aqaba, c’est l’Arabie saoudite. Tout est là, à portée de pas. On y vit serein. Nous avons bivouaqué sur la plage pendant 5 jours avec seulement le vol matinal d'un hélicoptère en patrouille pour nous rappeler que la vie pouvait être violente et injuste pas très loin de là...


Nous avons zappé
Damas, la capitale de la Syrie. En arrivant d’Alep par « l’autoroute », nous avons vu la ville de Damas, ou plutôt le nuage qui la couvre… Nous nous sommes arrêtés à la dernière bifurcation permettant d’entrer dans la ville et nous nous sommes consultés : qui a envie d’aller à Damas ? Personne. C’est décidé, nous continuons directement vers Palmyre. Nous avons ainsi gagner 2 jours à Palmyre et nous ne le regrettons pas.

Wadi Rum, la réserve dans le désert de Jordanie. Nous avons payé nos droits d’entrée et avons roulé les 5 km de route. Nous sommes arrivés dans une sorte d’enclos pour riches touristes pressés. On y trouve une terrasse de resto, emplie de touristes qui attendent les 4x4 ou les chameaux et les guides qui vont les accompagner 3 km plus loin,  pour une nuit dans le désert, sur une couche bédouine… Veni. Vidi. Vite partis. Nous avons trouvé 15 km plus loin un petit village authentique dans lequel nous avons été accueillis par une famille avec 23 enfants… du vrai chaï (thé) et du vrai bonheur ! Les  enfants ont sauté les dunes ensemble le lendemain. Magique !


 
Les rencontres
A la douane syrienne, à part Mirko et Katja les cyclistes nomades, nous avons revu David, que nous avions  rapidement croisé à Antalya en Turquie, quelques semaines plus tôt. Il a fait un bout de route avec nous jusqu’à Alep.
Puis, nous n'avons plus fait de rencontres en Syrie. Si, peut-être l’homme de l’office du tourisme de Palmyre qui nous a servi notre premier thé froid (entendez par là un vieux thé de la veille, amer, non sucré et … froid !). Si nous le mentionnons, c’est qu’il nous a dégotté un « pressing » extra. Les chaussettes noires des enfants sont redevenues blanches, les taches de tous nos vêtements ont disparu et tout ça pour environ 30ct d’euro par  vêtement.

En Jordanie en revanche, les  rencontres n’ont pas cessé. Ce pays et ses habitants sont tout simplement incroyables. Nous avons été accueillis à bras ouverts et couverts de cadeaux. L’hospitalité jordanienne n’a d’égal que la beauté des sourires qui accompagnent leur « welcome in Jordan ».

Parmi les rencontres, il y a celles de tous les jours, avec des questions banales : « d’où venez-vous, où allez-vous, etc. ? » Et puis, il y a les rencontres-échanges, celles où l’on discute de nos pays réciproques, de la vie ici ou là-bas, de nos envies et de nos convictions, de la religion. Cela a été le cas avec Atiff, parfait francophone qui nous a parlé de la vie en Jordanie en nous faisant visiter Irbid avec son frère Mohamed.
Il y a aussi eu  Osama et son cousin qui nous ont plutôt parlé du côté ombre de la Jordanie, lors d’une soirée sur la plage, au bord du feu à Aqaba.
Mohamed (un autre) est venu quant à lui 5 à 6 fois par jour nous apporter des cadeaux pendant notre séjour à Irbid. Le jour de notre départ, nous l’avons croisé tandis qu’il était en taxi. A un feu rouge 3 kilomètres plus loin, il était là, à notre fenêtre, les yeux tout mouillés, pour nous embrasser pendant que son taxi l’attendait... Une fois les émotions digérées, nous avons bien ri en l’imaginant dire à son chauffeur : « Taxi, suivez ce camping car ! »…

Nous ne pouvons pas vous présenter tout le monde ici tellement ils  sont nombreux alors en vrac, nous nous souvenons :
- du pompiste de la station service qui nous a offert un repas complet
- de cette famille de 23 enfants qui nous a offert le thé, un petit tour en chameau et tant de sourires
- de ces ouvriers de l’usine de potassium au bord de la mer morte
- des coiffeurs d’Irbid avec qui Thierry a bu le café le premier soir  et qui ont ensuite assuré notre sécurité tout au long de notre séjour devant chez eux
- de tous ceux qu'on ne mentionne pas mais qui ont pris une place dans notre coeur...

A tous, nous vous disons un immense MERCI pour votre générosité, votre hospitalité et les  sourires radieux qui illuminent vos  visages quand nous vous croisons.
Découvrez quelques-unes de ces personnes dans notre rubrique rencontres.

Les cadeaux
Nous quittons la Jordanie, les bras chargés et le cœur  comblé. Voici une petite liste non exhaustive de ce qui nous a été offert en Jordanie, en plus de l’hospitalité :
Thé (chaï), café (kawa), bonnet, brassards, bracelet, collier, noix de coco, pommes, bananes, riz, poisson, pâtisseries maison, pâtisseries classiques, souris blanche, gelly, fleurs, lampe à pétrole, chaton, chocolat de Genève, bonbons, amandes et noisettes, nattes, vers à thé, livres et dictionnaires français-anglais-arabe, poster de Jérusalem, etc.
Et avec chacun de ces cadeaux : « welcome to Jordan »…

Petit bémol
En Syrie et en Jordanie, nous avons eu affaire à quelques garnements. Soyons clairs, ils sont peu nombreux, mais ils nous laissent une sale impression et nous ont rendu un peu agressifs ou méfiants. Les garnements, ce sont ces enfants qui nous jettent des cailloux ou qui crachent sur Casita. Ils sont impertinents, nous narguent quand on les interpelle et provoquent la gêne de leurs semblables qui se confondent en excuses à leur place.

La vie à bord

Les fêtes
Le mois de décembre, c’est aussi les fêtes.

L’anniversaire de Loane a eu lieu au bord de la mer morte, dans laquelle nous nous sommes baignés pour l’occasion. Congelés après  avoir tenté la piscine, nous avons cherché en vain une douche dans l’hôtel. C’est finalement dans les toilettes que nous nous sommes rincés et lavés au robinet d’eau chaude !


A Noël, nous avons bivouaqué dans le désert, à l’abri du vent et des regards. Nous avons trouvé un petit buisson, que les enfants ont décoré pour l’occasion puis éclairé avec la lampe à pétrole que Mohamed nous avait offert. Loane a alors baptisé ce buisson « notre buisson ardent » puis nous avons regardé un épisode de la petite maison dans la praire. Eh bien vous le croirez ou non, mais quand l’épisode était fini, il y avait des cadeaux sous le buisson ! C’est ce qui a fait dire à Loane : « mes copines elle croient pas au Père Noël… Mais là c’est pas possible que ce soit pas le Père  Noël ! »


Nouvel-An : nous avons profité d’une connexion internet pour faire un tour dans les chaumière de nos proches par Skype. Ensuite, nous avons bivouaqué sur la plage à Aqaba, où nous avons mis de la musique et dansé, seuls au monde !


Moral des troupes
Tout se passe très bien. Seul Sam s'est tapé une journée sur les toilettes... le pauvre, il en a bavé ! Sinon, nous avons adopté un rythme beaucoup plus détendu et actuellement nous sommes en vacances… Nous profitons de la mer rouge et continuerons à le faire les prochaines semaines puisque nous venons de quitter la Jordanie pour nous rendre en Egypte… sans passer par Israël.
   

Ca y est, le soleil est couché, nous sommes sur le pont du bateau et nous voyons Nuweïba… en Egypte. Il ne nous reste qu’à vous souhaiter à tous une merveilleuse année 2009 et à vous dire à tout bientôt.

Mises à jour :
Albums photos : découvrez notre dernier album
Itinéraire : retrouvez notre itinéraire dans les grandes lignes et quelques points de repères, situés exactement où nous nous sommes arrêtés.
Rencontres David, Mirko et Katja, Atif et son frère, Mohamed, une famille de 23 enfants, Osama.
Thierry : la vie est douce
Max : son voyage...
Loane: son voyage...
Sam: un petit coucou
Zoé : son voyage....
Infos pratiques  : Voyager en camping car en Syrie et Jordanie, les trucs faciles et moins faciles.


19 décembre 2008 : La Turquie
Itinéraire

Nous avons passé un mois en Turquie. Contrastes, impressions variées, belles rencontres et petites aventures ont nourri ces dernières semaines. Voici un résumé de nos souvenirs et expériences.

Villes
Nous ne sommes pas de fervents amateurs des villes. Cependant, nous en traversons certaines avec plaisir et d’autres par nécessité. Quelques-unes nous marquent, d’autres nous laissent peu de traces.
Bodrum en bord de mer est un petit bourg de maison blanchie à la chaux, avec une grande marina, du calme et  de la tranquillité hors saison. Nous y avons trouvé une laverie bon marché et bien pratique. L’ambiance y est sereine, plutôt chic.
Fethiye ne nous a pas fait une grande impression : peu animée hors saison, nous ne nous sommes pas arrêtés. Nous y avons découvert en revanche les places de jeu sportives, dont les familles turques raffolent apparemment.
Kas
: peut-être est-ce dû à notre bivouac particulièrement réussi, mais nous avons aimé Kas, sa mer turquoise, ses îles et ses allures de côte bleue du sud de la France.
Antalya présente une vieille ville sans grand intérêt, par contre sa côte déchirée par les falaises abruptes et vertigineuses reste inoubliable et mérite clairement le coup d’œil.
Antakya (Antioche) nous a laissé la meilleure impression. Antioche a été rattachée à la Turquie après le protectorat français. Mais Antioche se sent arabe. On y parle un mélange d’arabe et de turc. On y évolue en douceur et la tolérance et l’ouverture sont des mots qui vivent dans cette ville. Les confessions les plus diverses cohabitent sans rivalité et l’intégration des cultures orientales et occidentales est particulièrement réussie. En quittant Antakya, Max et Loane ont dit : « si un jour on veut s’installer à quelque part, c’est ici qu’on veut venir. » On partage ce coup de cœur.


Kas : bivouac


Antalya


Sur la route  entre Bodrum et Kas

Sites et plages : des énergies
En Turquie, les sites archéologiques sont extrêmement nombreux et d’excellente qualité. Difficile donc de faire des choix. Nous avons par exemple fait l’impasse sur Efes pour visiter Priene à la place. C’est probablement un très mauvais choix. Certes le site de Priene est magnifique et ses environs sont accueillants, mais les cartes postales d’Efes nous laissent croire qu’on y trouve certains monuments en particulièrement bon état ! Nous avons néanmoins profité du théâtre antique et désert pour faire quelques jeux de théâtre d’improvisation en famille… le gardien s’en souvient encore !
A Dalyan, nous avons bivouaqué avec la vue sur les tombeaux lycéens « accrochés » à la montagne puis nous avons parcouru quelques kilomètres sur la plage de Isutzu, à quelques kilomètres de là. Etrange sensation de flotter en l’air sur cette plage, difficile de s’ancrer dans le sol.
Olympos : un site archéologique, une plage de galet et des gîtes qui accueillent les visiteurs estivaux dans des cabanes dans les arbres. En principe, tout pour plaire. Pourtant nous nous sommes sentis oppressés et nous avons détesté l’énergie de cet endroit. On avait l’impression de déranger les fantômes dans leurs ruines… très désagréable.
En revanche, la visite des chimères à quelques kilomètres de là fut enthousiasmante. Les chimères : des feux dans la roche. La légende raconte qu’un dragon est enterré ici et qu’il continue de souffler sa colère. Les scientifiques expliquent le phénomène par la présence du gaz méthane qui émane de la roche. En tout cas, c’est magique à la tombée de la nuit de voir tous ces petits feux qui ne s’éteignent jamais.
Le site le plus vaste que nous ayons visité est celui de Patara. Son théâtre, son arc de triomphe et son étendue ont récolté tous nos suffrages. Sans parler de la plage de sable fin, déserte et longue de 15 km. Magnifique endroit, plein de poésie et très dynamisant.


Site de Priene


Théâtre antique de Patara


Plage de Isutzu

La Capadocce
On se réjouissait d’y aller. On l’attendait avec impatience…. Aujourd’hui, on sait pourquoi ! C’est tout simplement phénoménal ! Au mois de décembre, sans personne sur les sites, sans queue dans les églises et avec une lumière chaude et douce du matin au soir pratiquement, la Capadocce est un vrai régal. Le  spectacle est hallucinant. Que l’on parle des cheminées de fées, des églises rupestres et leurs peintures ou des villes souterraines, c’est clair, la Capadocce est un miracle de notre planète. Le sol de cette région – le tuf – est un mélange de cendres et de boues rejetées par les volcans alentours. Suite à l’érosion importante de ce sol très friable, la région s’est déchiquetée ou a ondulé par endroits. De la roche plus dure protège certains cônes et leur donne cette forme particulière, comme couverts d’un chapeau.
Les églises rupestres laissent découvrir des peintures de plusieurs époques successives (du IIIè au XIIè S) dont l’état de conservation est ahurissant. Enfin, les grottes des villes souterraines de Derinkuyu et de Kayamakli servirent de grenier, de pièces supplémentaires, puis de cachettes aux habitants de ces maisons, avant d’être reliées entre elles et de former ces villes de 85 mètres de profondeur, avec parfois plus de 40 étages dont 8 sont accessibles aujourd’hui. Les Chrétiens y trouvèrent refuge, nos enfants un immense terrain de jeu ! Génial d’arpenter, pliés en deux, ces couloirs et tunnels puis d’entrer dans ces pièces immenses, entièrement creusées à la main avec quelques outils rudimentaires. Fascinant. On n’oubliera jamais la Capadocce… même si elle finira bien par disparaître un jour, en raison de l’érosion qui poursuit son travail…




Cherchez bien et vous nous nous trouverez tous les 6...



Villages
Nous avons profité de nous arrêter parfois dans des petits villages, non situés sur la carte et parfois même sans nom. Inutile de dire l’effet de notre arrivée sur les habitants. Le plus souvent on nous demandait quel était notre problème et comment ils pouvaient nous aider : « avez-vous à manger ? une douche ? vous voulez venir au chaud ? … » Parfois, on nous a envoyé la police, qui a alors contrôlé nos papiers. Mais franchement, on a plutôt l’impression qu’ils ont nourri leur curiosité ! Cela dit, à Oemerköy, nous avons trouvé un interprète qui parlait allemand. Il nous a présenté le maire et l’imam, qui nous a fait visité « sa » mosquée. Accueil très  chaleureux de tous les habitants du village. Nous aurions pu dormir dans n’importe quelle maison du village si nous l’avions souhaité.

Rencontres
Il est évident qu’on attend de ce voyage d’effecteur des rencontres, de nouer des liens, de découvrir des gens, des styles de vie. Pourtant parfois, nous ne sommes pas disponibles, parce que fatigués ou pas d’humeur. Pas toujours facile de trouver le bon équilibre, la juste attitude, entre ouverture et intimité. Chaque personne dans chaque village nous voit pour la première fois, lorsque nous arrivons après avoir traversé plusieurs villages, serrés plusieurs mains, bu de nombreux thé et lâché mille mercis avant de nous arrêter dans ce dernier village où nous passerons la nuit. Eux ne le savent pas. C’est normal.
Alors parmis ces personnes qu’on rencontre, il y a celles qui se tapent l’incruste lorsque les enfants passent leurs évaluations scolaires et qu’on aimerait rester tranquille. Et puis il y a celles qu’on ne veut plus quitter, après avoir passé 5 jours dans leur quartier à Antioche.
Une chose est sûre : les enfants sont incroyablement doués pour créer les liens. Sans aucun mot de turc ou d’arabe et avec trois d’anglais, ils ont organisé des jeux qui ne se terminent jamais. A 5, 8 ou 20 dans la cour, ils ont joué, simplement, avec le rire en guise de langage universel.
Nous avons pris le thé chez Iskender et sa femme et Max a fait une battle de break avec leur fils Utku dans le salon… Nous avons pris le petit déjeûner chez un autre, francophone. Puis le souper, chez Fehmi, Muh, Suygi, Ekin, Ilkay et Ezgi. Un repas authentique. Des rires authentiques. Une famille fabuleuse qui nous a arraché nos premières larmes depuis le départ, au moment de les quitter. Sam conserve précieusement l’écharpe  que Suygi lui a offerte. Retrouvez ces familles dans notre rubrique rencontres.


De gauche à droite : Suygi, Ezgi, Zoé, Ilkay, Sam, Loane, Max et Ekin


Véro, Thierry, Fehmi et Muh

Aventures
Qui dit voyage, dit aussi aventure et même si nous sommes particulièrement prudents, il est des moments où l’on a serré les dents. A Dalyan, par exemple, lors d’un simple demi-tour, Thierry a réussi a embourbé Casita profondément (Véro avait pourtant dit : « pas bonne idée… »). Un tracteur nous a sorti de là, non sans casser sa corde de remorquage !
Un matin, les enfants du village nous ont poussés pour sortir du gravier et de la boue dans laquelle on enfonçait sans en sortir… Et puis, il y a eu la route de Yayahil à Feke… Une route de montagne. Nous voulions éviter les cols en trop haute altitude pour ne pas rencontrer de neige. Sur la carte, cette route semblait idéale, puisque le col le plus haut culminait à … 950 mètres ! Non seulement nous serons montés jusqu’à 2000m, mais en plus nous aurons connu notre première vraie piste, étroite, sinueuse, par moments boueuse à souhait et souvent donnant l’impression de n’arriver nulle part… Le paysage fut beau, mais on ne l’a pas beaucoup apprécié. En tout cas pas au volant, ni à côté. A l’arrière, par contre, Max a dit : « ça c’est le tour du monde !... »  et Sam, absorbé par son jeu : « où ? quelle route ? »…




Piste dans les montagnes... une fois sorti des gorges boueuses !

Clins d’œil
En Turquie, nous avons vu aussi :
- des chiens errants, par centaines. Ils sont dans les villes, dans les villages, calmes et inoffensifs, apparemment organisés. Ces chiens ont des attitudes quasi humaines entre eux et nous avons pensé aux créateurs de Disney en les observant à notre tour…
- le geste de la main qui en Italien veut dire che ? ou cosà dice ? signifie ici : beau, bien, bon, merveilleux, excellent, pico bello, etc.
- les places de jeu sont un concept hybride entre nos pistes vita suisses et le fitness en plein air. A tout âge on s’y défoule et s’amuse de bon cœur.
- Mustafa Kemal Atatürk : nous l’avons vu en photo seulement, puisqu’il est mort en 1938, après avoir conduit la Turquie sur le chemin de la laïcisation de l’Etat, du respect des droits de l’homme et de la modernité entre 1923 et 1936. Cet homme a notamment interdit le port du voile dans les écoles et œuvré pour l’égalité des sexes, notamment en introduisant le droit de vote pour les femmes en 1930 déjà ! Pour mémoire, en Suisse cela ne date que de 1974…
- Allemand : depuis le début de notre voyage, l’allemand est la langue qui nous rend le plus service et qui nous permet le plus d’échanges… étonnant, on s’attendait à l’anglais.

Vie à bord
Organisation
Nous avons décidé d’assouplir notre organisation scolaire. En effet, avec les journées d’hiver courtes, nous avions tendance à courir après le temps : école jusqu’à 12h, repas, 2 heures de route et voilà qu’il était temps de s’arrêter, sans n’avoir rien vu. Actuellement, nous nous laissons donc la possibilité de faire l’école entre 17h et 19h, ce qui nous permet de rouler ou de visiter les lieux en matinée et de profiter de l’après-midi pour nous détendre, jouer ou faire ce que nous avons à faire.



Conduite
La conduite en orient reste sportive et palpitante. S’il est vrai que sans klaxon, on s’arrête sur le bord de la route, on ne peut pas en dire autant des phares… Certains les allument, d’autres pas. Dans les villes, trouver une place de parc de 8m reste un défi difficile à relever, tout comme circuler dans des ruelles minuscules et encombrées de voitures arrêtées n’importe où… pardon stationnées ! Alors pour ne pas perdre la main et le rythme, nous avons opté pour une alternance au volant, un jour Véro, un jour Thierry.

Calendrier de l’avant
Nous n’avons pas de calendrier de l’avant… Cependant nous avons instauré un système de « surprises » familiales pour chaque jour du mois de décembre : à tour de rôle, chacun de nous 6 organise une petite surprise pour toute la famille. Très chouette à vivre. Nous citerons la surprise de Zoé qui est allée en ville avec Véro choisir les ingrédients pour préparer le soir, avec l’aide de Max, des « spadequi » aux oignons. Excellents.


Photo prise par Max : joli coup d'oeil !

Voilà. Actuellement nous sommes en Jordanie. Nous vous en parlerons la prochaine fois. Nous vous souhaitons à tous un très joyeux Noël et de très belles fêtes de fin d’année. Nous ne savons pas où nous passerons Noël et la fin de l’année, mais une chose est sûre… vous serez dans nos cœurs.

Mises à jour :
Albums photos : une gallerie toute belle avec plein de photos...

Itinéraire: retrouvez notre itinéraire dans les grandes lignes et quelques points de repères, situés exactement où nous nous sommes arrêtés.
Rencontres : découvrez les familles qui nous ont accueillis et donné tant de bonheur.
Véro  : son voyage…
Max : son voyage…
Loane : son voyage...
Thierry son voyage…
Slams : une nouvelle page et 5 slams inédits
Infos pratiques : voyager en camping car en Turquie, les trucs faciles et moins faciles.

19 Novembre 2008 : De Venise à Istanbul

Nous venons de passer nos 3 premières semaines de voyage et nous avons traversé 11 Pays…
Voici quelques impressions et expériences dans ces différents pays :

Italie : Venise. Nous sommes arrivés à Venise le jour du marathon de la ville. Tous les accès aux campings étaient barrés et nous nous sommes retrouvés malgré nous sur le pont reliant la ville au continent, à rouler à côté des coureurs… La magie de Venise provoque toujours autant de plaisir. Les canaux, les gondoles, les bâtiments, les boutiques, les masques… Difficile de résister, malgré toute l’artillerie touristique, au charme de la ville… Surprises : il n’y a plus beaucoup de pigeons sur la place San Marco et il est interdit de les nourrir. Le pont des soupirs est emballé par la marque Lancia qui sponsorise les travaux de rénovation… Hallucinant pour les uns, énervant pour d’autres.



Slovénie : Tiens, c’est dans l’Union Européenne ça ?!! Bon, ben voilà, on ne le savait pas. On ne s’est pas  arrêté, il pleuvait et la nuit tombait…

Croatie : pays candidat à l’union européenne. Nous avons longé la côte Dalmate, avec ses virages surplombant la mer et ses innombrables îles. La route est absolument splendide pour les passagers… et vertigineuse pour  la conductrice, qui se souviendra longtemps des falaises abruptes, de l’absence de glissières de sécurité et des nœuds dans le ventre qu’elle  a ressenti à plusieurs reprises le long des crêtes et viaducs. La vue est splendide, le pays est bien développé, même si on imagine qu’une probable cohue touristique doit gâcher un peu le paysage en été… Bonne surprise aussi à Split, dont la vieille ville n’est autre que le palais de l’empereur romain Diocèse. Ville très touristique certes, mais bien entretenue, avec des monuments  qui ont  du charme et une ville  dont l’histoire nous est contée par les murs ou les pavés au détour  de chaque ruelle…



Bosnie : on a fait 15 km en Bosnie, le  long de la côte avant de rejoindre le Montenegro…

Montenegro : pays candidat à l’union européenne, le Montenegro utilise l’euro comme monnaie et se proclame pays écologique. A l’entrée dans le pays on lâche 30 euros pour l'ecotaxe
(Voir Infos pratiques) obligatoire pour  tous les véhicules… il paraît ! Par contre, en parcourant le pays, on se rend compte que ceux qui parlent le plus d’écologie en font apparemment le moins. Le Montenegro a encore beaucoup à faire en matière de protection de l’environnement. On se souvient notamment de ce petit homme sur le pont surplombant une jolie rivière dans une vallée magnifique, aux couleurs d’automne... Nous avons trouvé la scène touchante jusqu’à ce qu’il ouvre le coffre de sa voiture pour en sortir ses ordures, matelas et autres objets encombrants, pour les balancer directement dans la rivière !
Sinon, c’est au Montenegro que nous avons rencontré Pascal, emeric et leur chien Mali. Ils parcourent l’Europe de l’Est depuis 3 mois dans leur camion Renault (eux, n’ont pas payé l’Ecotaxe, même pas entendu parler). Les enfants ont joué des heures avec Mali, insatiable joueuse elle  aussi. Tous les 3 ont fait ensuite la route de  Thessalonik à Istanbul avec nous dans Casita, puisque leur camion souffrait de problèmes de freins. Ce fut excellent pour nous de vous avoir avec nous Scalu et Mous ! Bonne route à vous.



Albanie : quel contraste ! En suivant les conseils de voyageurs qui sortaient de l’Albanie, nous  avions décidé de traverser ce pays en 1 jour et de ne pas y rester pour la nuit, pour des raisons de sécurité… Nous ne nous sommes franchement pas sentis en danger, ni menacés pour être honnête. Par contre, il faut  admettre que le contraste est impressionnant. Arrivés à la douane, on a l’impression que la route  s’arrête là, que tout ce qui suit est un chantier impraticable. C’est vrai qu’en Albanie, il n’y a, à ce jour, que trois routes qui traversent le pays. Le reste, c’est de la piste. Dès les premiers villages, on a l’impression d’entrer en Afrique, ou en Inde. Dans les villes, c’est un bordel impressionnant, mais passionnant et palpitant. Tout le monde nous sourit, des enfants aux policiers, qui nous klaxonnent pour nous saluer… Génial. Drôles aussi, les lavaçh de voitures qui bordent les routes partout et les étalages d’enjoliveurs de roues. La bagnole, ça le fait en Albanie. Enfin, la Mercedes, ça le fait… y a rien d’autre qui roule !



Macédoine : candidate à l’union européenne elle aussi, la Macédoine est très bien développée. Nous y avons vécu un moment magique, lorsqu’un ruban d’étourneaux, de plusieurs kilomètres de long, nous a escortés jusqu’à la frontière Grèque. Chaque année, nous les voyions se regrouper par centaines dans le champ  devant notre maison et là, en Macédoine, nous avons accompli plusieurs dizaines de kilomètres avec ces milliers d’oiseaux. Génial, impressionnant et émouvant.



Grèce : nous avions déjà voyagé en Grèce avec Véro et par conséquent nous avons décidé de ne pas descendre dans le pays, mais de couper par le Nord pour rejoindre la Turquie assez rapidement. Le nord de la Grèce est couvert d’usines. Nous  avons été frappés par le manque de serviabilité des habitants, leur mine renfrognée ou agacée lorsque nous cherchions un renseignement. Franchement pas sympas, dans l’ensemble. Pourtant, c’est à Thessalonik que l’on a rencontré le Père Noël ! En effet, en rentrant de balade en ville, nous avons retrouvé Ioanes et sa femme,  qui nous avaient adressé quelques mots  le matin et promis de passer en fin de journée pour faire une photo. C’est avec les bras chargés de paquets et de cadeaux pour les enfants et nous-mêmes qu’ils sont revenus : chocolat, pommes, sacs, cahiers, crayons de couleur, meringues… Il y avait de tout. Incroyable. Impossible en revanche de l’inviter à boire un thé… Le  Père  Noël offre ses cadeaux et puis s’en va. On a réussi de justesse à le prendre en photo !
A Thessalonik, Pascal et Mous, arrivés avant nous, nous ont trouvé un bivouac hallucinant : un petit sens interdit, quelques mètres sur la promenade de front de mer, manœuvre en marche arrière pour entrer dans un parking plein à craquer, quelques voitures déplacées à la main et voilà, 2 camions de 8 mètres chacun au calme au bord de la mer.
Plus tard sur la route en Grèce, nous avons découvert la ville des pharmacies : Kavala compte 2 à 6 pharmacies par rue.



Turquie : la Turquie, on le savait, est candidate à l’union européenne et selon ce qu’on a vu à Istanbul, elle est prête à y entrer. Nous avons été étonnés par cette ville, qui ressemble finalement plus à une ville européenne avec des enclaves d’orient, qu’à la rencontre entre 2 mondes. Certes, la ville bouge et s’agite pendant la journée, les muezzin appellent à la prière 5 fois par jour (comme bientôt ils feront en Suisse peut-être) et l’odeur de poisson frais ou grillé est présente à peu près partout. Mais à part ça, le  bazar nous a paru bien calme, bien ordonné et les commerçants peu insistants. Il est très facile de s’arrêter pour prendre une photo sans avoir à se défaire d’une horde de vendeurs. Peut-être qu’on s’attendait à quelque  chose de plus  marquant, mais c’est vrai  qu’on vous recommanderait plutôt Marakech qu’Istanbul si vous cherchez le dépaysement total.
Cela dit, on a aimé la ville, on a aimé le bivouac les roues dans l'eau en plein centre, on a aimé négocier tout et rien, on a aimé ne rien acheter (si ce n’est un extincteur et un bidon lave-linge), on a aimé utiliser les bateaux, qui offrent du recul sur la ville et permettent de se rendre compte de l’étendue d’Istanbul avec ses 12 millions d’habitants. Mais on s’attendait à autre chose.



Anecdote : Véro fait un tabac avec son style vestimentaire et se fait fréquemment aborder par des hommes qui lui demandent d'où viennent ses vêtements et si elle les confectionne elle-même.


Mises à jour :
Itinéraire : voir la carte Google
Albums photos : visiter notre  galerie, album "de Suisse à..."
Rencontres :  Le Père Noël, Pascal, Emeric et Mali
Slams : « Véro », le nouveau slam de Thierry
Loane : découvrez le mail et le récit complet qu'elle fait de son voyage à l'intention de sa classe. Délectez-vous ensuite de sa video délire : « La Morgue »
Sam : lui aussi publie le mail qu'il a envoyé à ses copains de classe. On y découvre son regard sur nos aventures.
Véro : dédicaces et mots du coeur
Thierry : sa vie avec les enfants
Infos pratiques :  le bivouac à Istanbul, le passage de la douane Albanaise, l’Ecotax au Montenegro... enfin des tuyaux !