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12 juin 2009 : Namibie- Afrique du Sud Itinéraire

Nous avons découvert de nouveaux paysages en Namibie, traversé le désert du Botswana et retrouvé la civilisation en Afrique du Sud, entendez par là, la circulation et des personnes ouvertes, accueillantes et souriantes. Comme nous allons tous merveilleusement bien, nous vous racontons ci-dessous ces récentes expériences, ainsi que quelques frayeurs que nous avons eues…

Namibie : de Swakopmund au Botswana, une longue route...
En quittant Swakopmund, nous avons mis le cap sur Walvis Bay, toujours sur la côte atlantique, pour aller voir quelques grandes dunes du désert du Namib. Nous y avons trouvé la dune 7. Nous avons grimpé, puis dévalé, puis grimpé, puis dévalé la dune, dans toutes les positions possibles. Les enfants et nous  avons pris un énorme plaisir à jouer ainsi et à profiter du panorama sur le désert du Namib au coucher du soleil. De là, nous avons rejoint Walvis Bay pour la nuit.


Walvis Bay a quelques allures de Miami, avec sa promenade le long de la mer, ses propriétés privées le long de la promenade… Les différences sont cependant notables : ici, il n’y a personne sur la promenade, des nuages et du brouillard au-dessus et rien, mais absolument rien à faire ni à voir, d’un bout à l’autre… Nos impressions sont nuancées. Véro a pu profiter pour la première fois d’aller marcher le long de la mer avec un sentiment de sécurité et Max aimait assez l’endroit. Thierry a trouvé l’ambiance lourde et pesante et il ne lui a pas fallu plus d’une demi-journée pour sentir monter en lui une angoisse puissante et oppressante qui l’a rendu aussi insupportable à sa famille que le climat. Tous, nous avons trouvé l’endroit glauque.


En parcourant le pays d’Ouest en Est, nous avons été émerveillés d’abord par la beauté des paysages et de la nature qui s’étend à perte de vue tout au long de la piste qui conduit à Windhoek, la capitale. Aucun signe de vie, sinon, quelques antilopes et autres animaux sauvages qu’on aperçoit au loin. Le calme absolu. Dans un premier temps, on a adoré. Puis, au fil des kilomètres, on s’est lassé. C’est long… Ca secoue… Heureusement, il y a sur le parcours deux cols à franchir ; cela apporte un peu de relief et un semblant de changement dans le paysage.


Windhoek. Nous y sommes arrivés le samedi à 13h avec l’espoir de trouver un câble stéréo pour la musique dans Casita et d’autres petites choses… Nous avons trouvé de la sciure, en plein centre ville. Puis, nous n’avons rien trouvé d’autre que des magasins fermés… Ici, on ferme à 13h le samedi et à 17 h en semaine. Sans compter la pause entre 12 et 14h30 que certains font encore… En bref, il faut de la chance ou beaucoup de discipline pour faire son shopping… Pour le reste, Windoek est… vide, comme le reste du pays, si on la compare à d’autres capitales.

Sur la route pour le Botswana, nous avons trouvé de chouettes bivouacs, qui nous ont chacun réservé une surprise. Dans l’un d’eux, les enfants ont pu faire une matinée d’équitation. Chacun a eu droit à son petit tour en solo sur le cheval, sans longe. Max et Loane ont rapidement retrouvé leurs sensations et se sont offert un petit trot sympa, tandis que Sam et Zoé ont expérimenté pour la première fois de leur vie le maniement des rennes. Un autre jour, nous avons assisté au dépeçage d’une vache… C’est vraiment immonde de voir ce bovidé, pendu par les pieds, la tête renversée, se faire arracher la peau, ouvrir le ventre et vider les viscères, avant de se faire trancher la tête… C’est sûr, nous ne sommes pas prêts à remanger de la viande… Puis, juste avant la frontière, nous avons séjourné au Zelda Lodge où nous avons pu profiter de caresser une antilope, admirer des koudous des eaux et faire les malins devant le phacochère qui était derrière le grillage qui sépare la « game reserve » du camping. Mais surtout, à 17h, nous avons assisté au repas des fauves : léopards et guépards. Il est tellement difficile de les repérer dans les parcs que nous avons profité de les observer là, de tout, tout près… 


Botswana : un long désert…
Il n’y a rien au Botswana, en tout cas, le long de la route qui traverse le pays d’Ouest en Est… Le premier camping ouvert est à 300 km de la frontière. Avant cela, il y a bien un camping indiqué dans un village, mais il n’existe plus : il ne reste que la clôture, des WC inondés et des résidus de tipis. Néanmoins, nous nous sommes y arrêtés pour la nuit, derrière « notre » clôture… Le matin, un groupe de femmes accompagnés de bébés est venu s’installer là, à nos côtés. Certaines étaient vêtues d’habits traditionnels, toutes avaient le sourire et le charme de l’Afrique authentique et chaleureuse. Certaines ont demandé à ce qu’on leur fournisse un travail. Elles n’ont rien à faire dans cette région et nous comprenons combien il peut être difficile parfois de créer du travail. Ici, il n’est pas question de paresse ou de mauvaise volonté : il n’y a rien à faire, rien à développer, rien à produire, rien à vendre et personne pour acheter… Tout ce qu’il y a à faire, c’est éventuellement chasser. En particulier les phacochères qui se promènent au bord de la route et qui nous aident à nous sentir moins seuls sur le chemin qui nous conduit en Afrique du Sud !


Afrique du Sud : une longue histoire...
Nous voici arrivés en Afrique du Sud. Plus de 25'000 km parcourus depuis le début et un peu moins de huit mois de voyage pour atteindre ce pays au bout du continent Africain. Nous avons traversé tout le continent, de l’Egypte à l’Afrique du Sud. Nous peinons parfois à l’imaginer et à prendre conscience de ce que nous avons accompli. Nous nous rappelons le Soudan et son désert de sable à 46°C, l’Ethiopie et ses youyouyou lancés par des enfants affamés et sans ressources, mais heureux de vivre et de croiser nos regards. Nous avons encore en mémoire les péripéties de la piste de Moyale au Kenya puis de la chaleur de l’océan Indien. Nous nous sommes baignés en Tanzanie, avons navigué sur le lac Malawi et avons pris notre douche aux chutes Victoria en Zambie. Nous avons vu les grands fleuves et immenses déserts de Namibie et du Botswana et nous voilà en Afrique du Sud, dans ce pays à l’histoire tumultueuse et souvent tueuse…

Nous allons visiter le pays où Ghandi a fait ses armes comme jeune avocat, avant de partir en Inde, libérer son peuple. Nous allons parcourir le pays où Mandela a porté l’uniforme carcéral et le numéro 46’664 pendant 30 années, avant de pouvoir à son tour libérer les siens d’une oppression dont on peine à imaginer qu’elle existait encore, il y a moins de 20 ans. La loi de l’Apartheid. La loi anti-noirs. Cette loi qui interdit aux noirs d’aller à l’école, pour s’assurer qu’ils n’auront pas accès aux emplois  intéressants. Une loi qui autorise, pire, qui encourage les discriminations contre les noirs. Une loi qui laisse des traces et qui en laissera probablement encore pendant des générations… Ce pays s’est développé. Ou l’a été. Ce pays souffre aujourd’hui de la criminalité. Ici, les gens ont peur. Tous. Noirs et blancs ont peur de la criminalité. Tous nous le disent : soyez prudents ! Autour de nous, on observe : les propriétés privées, luxueuses ou non, sont cerclées de palissades et de barbelés d’une hauteur de 2,50 mètres minimum. Dès la nuit tombée, il paraît que les centres villes sont désertés et que les voitures ne s’arrêtent plus aux feux rouges. Ici, on sent la peur collective. Qui de la peur ou de la violence est apparue en premier ? Nous savons qu’avec le régime d’apartheid, le terrorisme interne est né. Nous savons aussi qu’avec la fin de l’apartheid, la criminalité n’a cessé d’augmenter. Pourquoi ? Qu’en était-il avant ? Pourquoi un tel régime a-t-il pu voir le jour et tenir aussi longtemps ? Nous nous documentons  et vous apporterons des éléments de réponses dès que possible. Le fait est que la peur et la violence font bon ménage et qu’ici, le rhinocéros disparaîtra probablement avant elles…

Il est difficile, dans ce climat, de rester neutre, indifférent. On est vite rattrapé par la crainte des autres. En tout cas, nous nous sommes promis de respecter le code de conduite du parfait visiteur Sud Africain prudent : nous éviterons les centres villes en fin de journée, dormirons exclusivement dans des campements gardés et protégés et ne laisserons pas nos affaires sans surveillance. Malgré cela, nous nous sommes fait peur à Rustenburg.

Nous avions profité de la journée pour faire du shopping dans un Mall immense et puis, nous avions installé les enfants devant une video dans Casita, pendant que Véro et Thierry allaient dans le Brico du coin, chercher du matériel pour consolider et stabiliser la table à manger de Casita. Le temps a passé. Véro et Thierry se creusaient la tête, réfléchissaient et imaginaient des solutions variées et simples pour ce foutu pied de table. C’est en arrivant à la caisse qu’on l’a vue… La nuit ! Elle était là. Dehors ! Depuis combien de temps ? On n’en savait rien. Et les enfants ? Véro a couru les rejoindre pendant que Thierry payait à la caisse. Quand elle est arrivée, ils étaient en larmes, en panique. « Il fait nuit, il fait nuit…. Vous aviez dit…. La nuit… C’est dangereux… On n’a pas vu… Quand le film s’est fini, on a vu… On savait pas quoi faire… On se demandait quoi faire… On a cru que vous vous étiez faits enlever… On savait pas quoi faire… »…

Une fois le calme revenu et les esprits apaisés, nous avons profité de réfléchir ensemble aux bons gestes et bonnes attitudes à adopter au cas où… Mais surtout, nous nous sommes jurés de ne plus nous laisser surprendre par la nuit qui tombe à 17h30.

Pilanesberg National Park : du gros, très gros… près, tout près… trop près !
Nous avons profité d’être en avance sur notre timing pour aller faire un saut au Parc National du Pilanesberg. Le parc a été construit sur les bases d’un ancien cratère et toutes les principales espèces animalières y ont été introduites. Aujourd’hui, on peut y voir de tout, assez facilement en principe. En outre, les paysages sont magnifiques.

En deux jours de safaris, nous avons vu presque tout ce que nous voulions voir. Nous avons aperçu tout d’abord des hippopotames… Le premier nageait sur le dos, le ventre gonflé d’eau et la tête immergée… Il flottait tel un radeau échoué sur le lac, les quatre membres en l’air, sans vie ! A ses côtés, nous avons vu une dizaine de ses congénères qui barbotaient allégrement… Le lendemain, nous en avons revus, en promenade le long de la berge, avec leur bambin… Lourds, épais et drôles.


En cherchant les lions, nous avons trouvé les éléphants. Nous nous sommes arrêtés pour les observer à 500 mètres. Nous savions qu’ils pourraient traverser la route si nous attendions, alors nous avons coupé le contact et avons patienté. Ils sont venus. Tous. Nombreux. Ils se sont approchés et ont traversé. Là. Devant nous. A 3 mètres seulement. Lorsqu’ils tendaient leurs trompes vers nous, nous pensions pouvoir la toucher si à note tour nous avions tendu le bras… Ils sont gros. Trop gros. Ils sont près… Trop près. Nous sommes tétanisés dans Casita. Puis, ils passent et s’arrêtent à côté de nous. Soudain, arrive une voiture en face… A force d’appels de phare, Thierry parvient à la faire s’arrêter avant qu’elle n’effraie les éléphants, qui sont toujours à 2 - 3 mètres de Casita. C’est alors qu’est arrivée la seconde moitié du troupeau… Derrière la voiture en face de nous. Nous les voyions courir vers nous, vers eux. Nous leur faisions de grands gestes pour les avertir. Là, derrière vous, attention. Enfin, la femme se retourne et aperçoit à 10 mètres, le premier pachiderme pressé. Elle secoue son mari qui bondit sur son volant et fait avancer sa voiture jusqu’à notre hauteur. Nous avons alors regardé passer le second troupeau. Nous avons retenu notre souffle lorsque l’un des éléphants s’est arrêté face à nous pour nous jauger du regard et de la trompe, en balançant sa patte avant gauche, à la manière du taureau fâché… « OUAOUH ! Ils étaient trop près là ! » C’était notre cri du cœur quand ils s’en sont allés…


Nous avons eu la chance aussi d’observer des rhino, dont deux qui se promenaient le long de la route et que nous avons approché aisément et prudemment ! Et puis, dans un virage, Véro a repéré une lionne qui couvait son territoire du regard. Majestueuse, attentive et concentrée, elle trônait sur son rocher à quelques  150 mètres de nous. Nous n’avons toujours pas vu de lion mâle ni de léopard en liberté, mais nous gardons un souvenir fort de ce parc.


Dans le camping du même parc, nous avons eu la joie de voir évoluer les phacochères, à 1,50 mètre de Casita, puis les gazelles, la nuit venue, qui venaient brouter l’herbe du camping. Dans ce même camping, nous avons pris notre premier bain depuis le début de notre voyage. Un vrai bain chaud, dans une baignoire ! Bienvenue dans la civilisation !

Pour le reste, nous avons apprécié le contact avec les gens en Afrique du Sud. Tous  se montrent très curieux et intéressés par notre périple. Certains nous ont invités à boire un verre de vin (tiens ça aussi, on n’en avait pas vu depuis la Turquie !!), d’autres, ont pris des photos. Certains nous abordent juste pour nous demander quelle langue nous parlons et d’où nous venons. Le français leur est tout à fait étranger et les font
rire. Ils ont la même réaction devant notre langue que nous pouvons l’avoir devant le chinois ou le japonais, dont nous trouvons les sons et intonations si particulières et inimitables.

A suivre : le 14 juin, Mémé nous rejoint à Jo’Burg pour 15 jours de vacances en notre compagnie. Nous nous ferons un plaisir de vous raconter tout cela la prochaine fois…



27 mai 2009 : Zambie - Namibie

Nous avons fini de visiter la Zambie. Nous avons finalement contourné la ville de Lusaka, puisque tous les supermarchés et services dont nous avions besoin  se trouvent en périphérie du chaos de la ville elle-même ! Lusaka, comme Adis Abeba en Ethiopie, reste une capitale à taille humaine où l’on se retrouve facilement ; nous avons croisé les Sanagustin qui arrivaient en ville, tandis que nous la quittions.

Choma : Gwembe Lodge
Sur la route pour Livingston, nous avons bivouaqué à Choma, au Gwembe Lodge. Là, nous avons fait connaissance avec les crocodiles du propriétaire : ces monstres énormes, aux allures préhistoriques, se vautraient à nos pieds, 50 cm en dessous de la ridicule petite passerelle qui passe dans l’enclos… Phénoménal ! Le bruit de ces bêtes fait des frissons dans le dos.

Avant de partir, le propriétaire nous a sorti le livre qu’il a écrit sur ses expériences de chasse en Zambie, photos à l’appui. Chasseur professionnel, il a tiré lions, éléphants et autres crocodiles, sous contrôle gouvernemental, pour protéger les habitants et la nature et éviter les dégâts causés par ces animaux, lorsqu’ils sont trop nombreux ou trop proches des habitations. Cet homme, sec au premier abord, s’est montré ouvert, généreux et sensible envers nous. En effet, après nous avoir rudement questionné sur les raisons de notre refus de payer pour les enfants, il nous a finalement offert la nuitée dans son camping. Le lendemain, Loane lui a remis un bracelet fait maison pour le remercier. Très touché, il l’a pris et a assuré qu’il le conserverait comme un porte-bonheur. Puis, à son tour, il a donné à Loane un bracelet porte-bonheur, confectionné en poils de queue d’éléphant. Lui en porte un semblable au poignet depuis 40 ans. Il nous a montré alors la cicatrice laissée sur sa joue droite par une patte de léopard, puis nous a raconté comment, un jour qu’il chassait le crocodile, il est tombé dans la rivière et s’est retrouvé sur le crocodile… Il nous a alors montré son bracelet : «  Ceci est un merveilleux porte-bonheur. Grâce à lui, je suis encore en vie. »…


Livingston : chutes Victoria
En quittant Choma et ses crocodiles, nous avons mis le cap sur les chutes Victoria, à Livingston. Le spectacle est saisissant, depuis la ville à 10 km, on voit le nuage d’eau créé par le Zambèze qui chute d’une hauteur de 100 mètres ! En s’approchant, on découvre le fleuve, en amont des chutes : large, puissant, bleu marine. Puis, sur place, le bruit est impressionnant. A cette période de l’année, le Zambèze est au plus haut. Son courant est si fort que les éléphants et hippopotames se font emporter parfois. Le volume d’eau qui se jette de cette falaise est tel que l’on ne voit presque rien d’autre qu’un énorme nuage de gouttelettes. Nous avons pris une belle et bonne douche... Puis, en nous promenant le long du fleuve, nous avons rencontré des dizaines de babouins et autres singes à couilles bleues. C’est normal où les Zambeze !
 

Dernières impressions de Zambie
Au moment de prendre la direction de la Namibie, nous réalisons que La Zambie est un pays idéal pour le type de voyage que nous faisons. Les choses y sont faciles et simples. Les villes sont à taille humaine et bien équipées. On trouve des supermarchés et des banques, ce qui rend l’approvisionnement aisé. Les campings sont très bien placés, propres et très bien équipés : électricité et eau sont fournies systématiquement et les tarifs restent très raisonnables. Souvent on trouve également une connexion internet, une piscine et/ou des animaux. Et dès qu’on sort de la ville, l’Afrique est là, pleine, abondante, authentique. C’est l’Afrique  comme on l’aime qui nous révèle ses richesses et ses typicités : les villages de huttes, les femmes aux tissus multicolores, les enfants qui courent ou qui se laissent bercer sur le dos des mamans, le fleuve qui serpente et les animaux sauvages qui croisent notre route. Cette Afrique est douce, chaleureuse, accueillante et très vivante. Nous aimons ce continent et la Zambie nous permet de l’apprécier pleinement, même si, dans ce pays, les paysages changent peu tout au long du voyage. Et puis, ici, nous avons fait une trouvaille, ou plutôt, des retrouvailles : le pain ! Le vrai pain, celui qui sort tout chaud du four du boulanger et qui peut être tantôt couvert de sésame, de cumin ou de farine belle blanche. Ce pain dont la croûte croustille et dont la mie fond dans la bouche ! Nous en rêvions depuis notre entrée en Turquie… puis nous l’avions oublié, ou presque. Ce pain nous a gonflés à bloc, les intestins comme le moral. Du coup, on pète… le feu !


Namibie : vue d’ensemble…
Nous avons franchi le Zambèze et regardons, non sans une petite nostalgie, la Zambie, de l’autre côté de la rive… Ca y est. Nous arrivons au sud. Encore trois pays et nous quitterons l’Afrique. Nous voulons profiter de tout : du temps, des paysages, des animaux, des Africains et du confort que nous offre dès les premières minutes ce pays très particulier.


La Namibie est grande comme 2 fois l’Allemagne et compte 3 fois moins d’habitants que la Suisse : c’est vide ! Partout ! Les routes sont splendides et désertes. Les villes ressemblent à des quartiers villas, équipés d’une station-service, de deux supermarchés et de deux rues commerçantes. La langue nationale ressemble au hollandais, tandis que l’allemand se parle partout. Les villes portent des noms exotiques : Swakopmund, Grootfontein, Sossulvei, Lüderitz, Windhoeck… Le bord de mer, Océan Atlantique, est baigné par le brouillard et l’eau atteint péniblement 18°C. Les maisons sont à colombages et très souvent, on a l’impression de se promener à Europa Park… Entre deux villes, les paysages sont étonnants. Varié n’est pas le terme qui convient, puisque sur 500 à 600 km, on peut voir toujours le même décor… Pourtant, après 600 km, on a complètement changé d’univers. Au Nord, le pays est irrigué par les grands fleuves que sont le Zambèze, le Kwando, le Cuito et le Cubango. Il y a un mois, la plupart d’entre eux ont largement débordé et provoqué des inondations dramatiques. Certains camps de fortune de la Croix Rouge en témoignent encore aujourd’hui. La végétation y est abondante. En descendant vers le sud, les paysages se font de pus en plus désertiques et arides.


Bande de Caprivi : bivouacs au bord des fleuves.
Tout au long de la bande Caprivi, les campings sont situés au bord des fleuves.
A Divundu, nous avons séjourné dans un camping au bord du Kwango. Les enfants ont profité de se baigner dans une petite rivière qui coulait au milieu du camping. A 50 mètres de là, un crocodile faisait sa sieste… C’est ici, que nous avons rencontré la famille de Gaby et Christa. Allemands d’origine, ils ont toujours vécu en Namibie et exploitent une ferme et des terres de 6'000 hectares… Un petit jardin en quelques sortes ! Ils étaient en vacances dans ce camping avec leurs 4 enfants de 8 à 13 ans : leur deuxième portée, comme a dit Loane, parce qu’avant ces quatre enfants, ils en ont déjà eu 4, qui sont âgés aujourd’hui de 22 à 28 ans ! N’en parlez pas à Véro, ça pourrait lui donner des idées…


Etosha : patience et récompense
Nous avons visité ensuite le parc d’Etosha qui nous a réservé de belles rencontres animalières. En effet, après une grosse déception le soir au bord du point d’eau accessible dans le camping, où nous n’avons vu qu’un impala, notre safari dans Casita, nous a permis de voir des girafes et des éléphants à la pelle. Mais aussi, un rhinocéros, qui, en 30 minutes, s’est approché progressivement de nous. D’une distance où nous n’apercevions qu’un point noir au milieu du lac, il est venu suffisamment proche de nous, pour que nous puissions entendre son souffle et sentir le poids de ses pas lorsqu’il s’en est allé en courant, effrayé par une jeep remplie de touristes qui arrivait pour l’observer. Nous avons aussi vu quelques troupeaux de gnous et de zèbres, des koudous et une hyène, ce qui a complété notre tableau de « chasse »…


Swakopmund : c koi com mounde ?

On se le demande en arrivant ici !! Les rues sont plus vides encore qu’à Lausanne un dimanche de pluie. L’océan Atlantique est là, couvert de son brouillard et avec son odeur particulière. Les maisons semblent sorties d’une maquette pour train électrique construite à Fankfurt !! Bizarre. Sur les 10 premières minutes, on ne voit que 5 ou 6 touristes allemands en tout et pour tout signe de vie… Ou peut-être étaient-ce des locaux ? Et puis, là, dans la troisième rue perpendiculaire, on aperçoit deux femmes, couvertes de brun de la tête au pied. Deux sortes d’indiens dans la ville, nues sous leur couverture : ce sont des femmes Himbas. Quel drôle de spectacle !

Que dire ? Swakopmund est à l’image de la Namibie. On sait qu’on est en Afrique, parce que le pays est situé sur le continent Africain sur la carte. Mais franchement, on a plus l’impression d’être sur les côtes de la mer du Nord, entre Knöklezut et Hamburg… Nous restons deux jours ici, le temps de refaire une paire de lunettes pour Sam, de relever les mails et de mettre à jour le site….

Moral des troupes
La route continue, les aventures aussi et nous on s'éclate !


A Suivre…
Ensuite, nous prendrons la route de Windoeck, où nous essaierons de revoir Roland et Brigitte rencontrés en Tanzanie, pour visiter le centre qu’ils ont ouvert là-bas. Et puis, nous traverserons le Botswana avant de rejoindre l’Afrique du Sud et de recevoir notre première visite depuis notre départ… Une autre histoire…

Mises à jour
Albums photos : Zambie 3, Namibie 1 et Etosha à découvrir !
Rencontres : retrouvez les personnes que nous avons rencontrées
Infos pratiques : la fiche technique pour la  Zambie est en ligne !
Audio : nous avons enregistré un nouveau message pour compléter ce récit écrit.
Thierry : une étape de plus du voyage intérieur



11 mai 2009 : Zambie


10 km avant la sortie du Malawi, un garde-barrière nous a arrêtés pour vérifier que nous avions payé la taxe routière (TollTax) ; ce n’était pas le cas, puisqu’à l’entrée du pays, on ne nous avait rien demandé… Dans le bureau d’encaissement, on nous réclamait 51 USD ! Mais il n’y avait pas un papier officiel, rien qui puisse justifier ou expliquer ce montant. Sur l’impulsion de Véro, nous sommes sortis du bureau, remontés dans Casita et avons continué notre route, sans aucun problèmes…. Et nous voici arrivés en Zambie !

Entrée en Zambie


A la frontière zambienne, nous avons à nouveau été surpris par le montant des visas : 50 USD par personne. Du coup, nous avons décidé d’adopter, dans le futur, la solution des five-in-a-box, que nous avions rencontrés au Malawi : lassés de payer des visas pour 5 personnes, ils ont tout bonnement écrit le nom de leurs 3 enfants dans le passeport de Brita, la maman. Ainsi, ils ont payé seulement 2 visas pour tous les pays d’Afrique visités en un an… Il fallait oser. Oserons-nous le faire ? Nous n’en savons rien. D’autant plus que, comme par miracle, le douanier nous a finalement offert les visas des 4 enfants. Comme ça. Sans que nous ne demandions rien… Il a simplement dit : « I used my discretion. I hope, it twill help you to enjoy your stay in Zambia. Safe journey. » Pour sûr… 200 USD d’économiser à l’entrée de la Zambie, plus 51 à la sortie du Malawi… C’est notre frontière préférée à ce jour !

Chipata : pas de Chipolata, mais des spaghettis et des muffins…

Arrivés à Chipata, juste après le passage de la frontière, nous avons rencontré Kyle et Bethina qui nous ont invités à bivouaquer dans leur jardin. Kyle était venu passer 6 mois, il y a deux ans, comme volontaire dans l’ONG « Partners Worldwide ». Il a maintenant signé  un contrat de collaboration avec cette même organisation pour deux ans ; les voilà donc installés à Chipata depuis 9 mois. Grâce à eux, nous avons pu visiter une école chrétienne et poser plein de question sur la scolarité en Zambie. Nous avons aussi pu mieux comprendre le genre d’accompagnement offert par Partners Worldwide qui propose des micro-crédits et des formations aux jeunes entrepreneurs, dans le but de les soutenir dans la création d’emplois. C’est réjouissant de découvrir des ONG qui ne se contentent plus de donner des ressources à ceux qui tendent la main, mais qui cherchent à faire émerger le potentiel de ces mêmes mains. Enfin, chez Kyle et Bethina, les enfants ont aussi joué avec Chumba, le chat de la maison, puis avec les trois filles de Philippe, l’homme à tout faire de la maison. Merci Kyle et Bethina pour votre accueil simple et chaleureux et votre disponibilité. Nous avons énormément apprécié nos discussions autant que les spaghettis et… les muffins !



Ecole chrétienne de Chipata
Nous avions envie depuis longtemps de visiter une école en Afrique, mais l’occasion ne s’était pas présentée. A Chipata, nous avons visité une école privée qui a vu le jour voilà 2 ans, grâce notamment au soutien de Partners Worldwide où travaillent Kyle et Bethina et aux investissements privés.

Cette école est née d’une initiative locale qui a trouvé des partenaires fiables auprès de cette ONG et des écoles chrétiennes américaines. Les parents y inscrivent leurs enfants parce  qu’ils ont davantage confiance en cette école qu’en l’école gouvernementale pour plusieurs raisons :
- ici les classes sont organisées par niveau, une classe par niveau
- on ne compte pas plus de 25 élèves par classe
- les enseignants peuvent donc offrir un suivi individualisé aux élèves
- les enseignants sont porteurs des valeurs chrétiennes et les transmettent par leur comportement et attitude
- les punitions physiques sont interdites absolument

Tout cela, en revanche a un prix. Ici, les frais d’écolages sont 3 fois plus élevés que pour l’école gouvernementale. A cet écolage, s’ajoutent les frais de transport en bus scolaire, les frais de matériel et la nécessité de préparer quelque chose à manger pour les repas  qui sont pris à l’école. On comprend donc que ce type d’école n’est accessible qu’à une certaine partie de la population.

Nous sommes arrivés au moment de la récréation qui ressemble… à une cour de récréation : ça crie, ça joue, ça se bouscule et les maîtresses se reposent sous l’arbre en papotant. Nous avons visité ensuite les classes et avons apprécié le mélange de rigueur et de douceur qui se dégage des enseignants et de l’atmosphère en général. Les choses sont claires, la discipline est là, sans aucune forme d’autoritarisme ou de rudesse. Nous avons eu accès aussi au règlement de l’école, qui comprend notamment l’obligation de porter un uniforme en parfait état ainsi que des cheveux propres et soignés, l’obligation de parler anglais, de faire ses devoirs et son travail avec sérieux et discipline…

En discutant avec l’administrateur de l’école, nous avons pu comprendre certaines différences entre cette école et celle gouvernementale ; où ça grouille d’enfants ; où les classes sont remplies de 50 à 80 élèves ; où les cahiers, les livres et le matériel manquent autant que la disponibilité des enseignants ; où les élèves passent leur journée à recopier des tableaux noirs et où ils reçoivent encore régulièrement des punitions physiques toujours autorisées et pratiquées.

Nous avons découvert aussi qu’il existe des écoles qui naissent d’initiatives personnelles dans les villages reculés lorsqu’un jour quelqu’un se met à la disposition de la communauté pour enseigner les matières élémentaires aux enfants de la région, avec les moyens du bord. Ces écoles « spontanées » sont alors parfois adoptées par le gouvernement et soutenues par lui.


Merci à Kyle, Bethina et l’administrateur de l’école pour cette visite et le temps consacré à répondre à toutes les questions préparées par nos enfants, avides de découvertes et de comparaisons. C’était génial !

Lusaka : un univers à part
En Afrique, le contraste entre la capitale et le reste du pays est souvent frappant. En Zambie par exemple, on passe des villages de huttes aux immeubles 3 étages en 100m, puis 5km plus loin on arrive dans les centres commerciaux rutilants. Tout y est plus grand, plus propre et plus  cher qu’en Suisse… Sur le plan immobilier, une maison de 4-5 pièces coûte en location 600 USD par mois dans les  villes reculées et 3'500 USD à Lusaka. A l’achat, il faut compter 650'000.- USD ! Cela nous interpelle. En Zambie, on compte  80% de chômage ! Question : qui peut accéder à ce style de vie et comment font-ils ? Pour l’instant la question reste sans réponse. Pour notre part, nous sommes surpris et étonnés de trouver tout cela ici. Mais nous devons admettre que nous apprécions et que nous en profitons un maximum ! Cela nous change des marchés de rue et des approvisionnements aléatoires. Et puis, au Pioneer Camp, nous bénéficions d’une connexion internet wifi de bonne qualité et GRATUITE ! Franchement, par rapport aux 8 USD de l’heure facturés au Malawi pour des connexions misérables, c’est géant ! Nous en avons profité pour mettre en ligne nos albums photos et nos textes en retard depuis des mois….

Zambie
Dans ce pays, nous nous sentons bien. Comme au Malawi, nous pouvons imaginer nous installer ici. Pourquoi ? Le pays est vaste et couvert de grandes forêts. La vie y est calme et paisible. Les gens sont accueillants et souriants, mais pas envahissants. Enfin, nous découvrons que nous apprécions retrouver un peu de fraîcheur… Ce qui nous fait rire par contre, c’est de constater que la fraîcheur signifie 27°Cet qu’à 22°C nous avons froid… Mais nous apprécions les nuits à 18°C.

Anniversaire de Zoé

Le 8 mai 2009, nous étions à Petauke en Zambie… Petauke, c’est un peu comme Peteochnok… c’est loin de tout et y a pas  de connexion : ni internet, ni téléphone ! Donc pour l’anniversaire de Zoé, pas moyen de recevoir d’appels… Rassurez-vous, si nous avons tous été contrariés par cet état de fait, Zoé n’en a rien remarqué. Pour elle, tout était parfait et elle a eu l’anniversaire qu’elle souhaitait : une chasse au trésor minutieusement préparée par ses frères et soeurs, des animaux plastiques en cadeau, des crêpes comme repas, avec sauce tomates-oignons, un gâteau à la  crème en dessert avec des bougies… qu’elle a pu souffler 12 fois, parce qu’elles se rallumaient toutes seules ! A côté de tout cela, sa famille était là, elle  a pu faire du vélo avec son frère et des copains… Bref, c’était R-E-U-S-S-I !
 

Fête des mères
Le 10 mai 2009, Sam et Thierry ont eu la discussion suivante :
Sam : « Zut ! On a oublié la fête des mères. C’était le 10 mai et on est le 12… »
Thierry : «  Mais non ! Aujourd’hui, c’est le 10 mai. C’est aujourd’hui la fête des mères. »
Sam : «  Ah ! Bon. »

Fin de la discussion. Véro était là. A côté. Et rien ne s’est passé. Personne pour lui dire « bonne fête »… Apparemment, elle était la seule à avoir pris la fête des mères dans ses bagages. Nous l’avions laissée en Suisse. A son grand regret.

Moral des troupes
Nous allons très, très bien. Retrouver la civilisation nous réjouit, même si nous commençons à ressentir parfois un petit picotement dans le ventre à l’idée de quitter ce continent bientôt.


Festival de Mises à jour :

Albums photos : 13 albums ont été mis en ligne du Soudan à la Zambie !
Journal de Bord : découvrez aussi la 2ème partie de nos aventures au Kenya.
Rencontres : retrouvez les personnes que nous avons rencontrées
Infos pratiques : de la piste de Moyale au Malawi, nos infos pratiques sont disponibles avec quelques bonnes adresses !
Liens : nous avons une nouvelle page de liens. Evadez-vous pendant des heures en consultant les sites des voyageurs que nous avons répertoriés et que nous espérons croiser ou recroiser un jour….
Audio : nous avons enregistré des messages pour vous raconter en famille certains épisodes de nos aventures. Retrouvez-les dans le menu de gauche
Slams : Thierry a enregistré 3 nouveaux slams à découvrir sur sa page slam.




10 mai 2009 : Tanzanie et Malawi


En traversant la Tanzanie et le Malawi, nous avons découvert des paysages splendides, nous avons croisé des animaux sauvages au bord de la route et nous avons profité de nous baigner dans un lac superbe... Mais surtout, nous avons fait une superbe rencontre à découvrir ci-dessous...

Tanzanie : vert, vert, vert…
Nous avons roulé nos premiers kilomètres en Tanzanie et nous avons découvert un paysage auquel nous ne nous attendions pas du tout. De la verdure, des forêts tropicales, des baobabs à perte de vue, des rivières et des marais. Nous retrouvons des scènes vues en Ethiopie, mais avec des différences. Il y a du monde le long des routes, à pied ou à vélo, mais on ne voit pas de bœufs ou d’animaux. Les femmes travaillent aux champs et portent l’eau ou le bois. Mais ici, elles portent leurs marchandises sur la tête et non sur le dos. Les gens nous sourient, nous appellent et lèvent le pouce sur notre passage, mais ils sont moins exubérants et gardent leurs distances lorsque nous nous arrêtons. Les voitures sont peu nombreuses et ce sont principalement des camions ou des autocars que nous croisons. En revanche, les 4x4 ne sont pas aux couleurs des ONG, mais à celles des organisateurs de safaris. Les routes sont belles et nous sommes subjugués par les ciels, les reflets et les odeurs que la pluie révèle.
 
A Mikumi, la route traverse un parc national sur 50 kilomètres et des panneaux avertissent du danger lié à la présence d’animaux sauvages. Nous avons ralenti et nous avons vu, tout au bord de la route, une horde d’éléphants qui se nourrissaient. Plus loin, des girafes nous ont regardé passer, comme le font les vaches dans nos contrées. Ensuite, nous avons revu des éléphants et encore des éléphants en compagnie des girafes et des gazelles. Puis quelques zèbres et … des éléphants ! Les animaux sont là chez eux. Ils se moquent pas mal de savoir si l’on a payé l’entrée du parc ou si l’on n’est que de passage sur la route nationale. Ils vont où ça leur chante, pour notre plus grand plaisir ! Zoé, elle, a même vu des lions s’enfuir au passage de Casita…


 
En dehors des parcs nationaux, la Tanzanie est donc un pays très beau, très vert et paisible...

C’est pas mal la vie au Malawi
A peine entrés au Malawi, nous avons dû rejoindre Mzuzu, première ville digne de ce nom dans ce tout petit pays, afin d’obtenir nos visas. Eh oui ! Les Suisses ont besoin d’un visa pour entrer au Malawi, contrairement à tous leurs voisins européens…
Nous avons donc parcouru les 250 premiers kilomètres sans nous arrêter et sommes arrivés dans cette petite ville très sympa : Mzuzu. Tout y est à taille humaine, les gens sont adorables et nous laissent parcourir les marchés et les boutiques librement, sans nous harceler et sans nous déranger. Nous nous sentons tout de suite très à l’aise. Les prix sont étiquetés partout et s’ils ne le sont pas, ils sont annoncés de manière directe, franche et honnête ; aucun malaise, aucune embrouille : un régal. Du coup, nous avons flâné dans le marché et dans les boutiques de vêtements et avons accompli nos premiers achats de ce type depuis notre départ.
Le soir, au moment de chercher un bivouac, deux jeunes nous ont orientés vers le Mzoozoozoo Lodge, apparemment tenu par un Suisse. Après quelques détours pour trouver un chemin praticable par notre Casita, nous arrivons effectivement chez Gérard : lausannois exilé depuis 27 ans, Gérard vit depuis 10 ans ici au Malawi. Nous avons eu un énorme plaisir à discuter avec lui, de sa vie ici et de celle en Suisse, à Lausanne. Il nous a parlé de sa famille, de ses périples et de ses expériences à Tiwi Beach où il a travaillé deux ans comme moniteur de plongée ; tout cela  avec un bon accent bien de chez nous. Les deux jours passés en sa compagnie nous ont complètement dépaysés de notre quotidien africain : c’était très bon ! Merci pour tout Gérard. Toutes nos pensées sont avec toi et avec ton fils Arthur que nous souhaitons croiser un jour, en pleine forme, à tes côtés….

En suivant les conseils de Gérard, nous avons pris ensuite la direction du lac Malawi et du camping Kande Beach, situé sur la plage directement. Ce lac est étonnant avec ses plages de sable blanc, ses cocotiers, ses pirogues creusées dans les troncs d’arbres et son île à 1 km de la rive ; on dirait vraiment la mer. Nous avons profité de ce cadre idyllique pour nous plonger dans le seul lac d’Afrique propice à la baignade. Au programme : catamaran, pédalo, pirogue et jeux aquatiques à longueur de journée.



Avant de partir, nous avons rencontré une famille allemande en voyage en Afrique dans un Iveco 4x4 avec leurs trois filles. Nous adorons le nom de leur site internet : www.five-in-a-box.de
Ensuite, nous avons rejoint la capitale Lilongwe. C’est une petite bourgade à dimension humaine, couverte de verdure et dans laquelle on trouve tout ce qu’il faut : des supermarchés, des habits, du calme et un camping avec piscine, dans  lequel nous avons séjourné pour nous habituer peu à peu à l’eau fraîche (- de 30°C) !! Notons tout de même que dans les supermarchés, les prix sont souvent le double  de  ceux pratiqués en Suisse… Peu importe, nous avons aimé cette petite capitale et l’ambiance qui s’en dégage. Pour la première fois depuis notre départ, nous comprenons les personnes qui décident de s’installer ici, au Malawi. Ce pays est chaleureux, accueillant et très paisible. On s’y sent bien. Les gens nous laissent respirer et l’atmosphère est sereine. En outre, nous avons eu la chance de le parcourir en période électorale, ce qui nous a permis d’assister à plusieurs cortèges animés de chants et de danses locales.



A suivre
Nous  avons laissé derrière nous le Malawi et sommes entrés en Zambie, avec en point de mire, les chutes Victoria qui nous réservent, paraît-il, leur plus gros débit depuis 1960… Ca va mouiller !


  ATTENTION : N'oubliez pas de lire nos aventures complètes au Kenya  !