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8 décembre 2009 : Inde - Kerala

En ce début de mois de l’Avant, nous vous avons préparé plein de surprises : des anecdotes, des tuiles, des invités surprises, des rencontres, quatre albums photos,  la vie à bord, la vie indienne… Bref, régalez-vous et amusez-vous !

Ooty : ouh… t’y pas passé loin !!
On vous l’avait dit, à Ooty, il a plu. Une seule fois ! Pendant 72 heures. Il a plu dehors, des seaux. Et il a plu dans Casita. Devant, derrière, sous les fenêtres… Nos joints auraient mérités une  révision avant pareille épreuve. Et puis, à Ooty, il y a eu des inondations. Dans Casita. Parce qu’un tuyau a lâché, de l’eau de notre réserve s’est répandue sur le sol de la cellule. Dehors, les rues aussi ont été inondées. Parce que les nuages ont déversé toutes leurs réserves sur le village. Par contre, quand les pans de montagnes se sont effondrés et que des maisons ont été emportées, nous étions en train de jouer. Alors, quand nous avons appris qu’il y avait eu quelque 48 morts dans le village à cause du cyclone, nous avons réalisé que même trempés, nous avions passé entre les gouttes…

Le Kerala : des paysages…
Comme Goa, le Kerala s’est beaucoup développé touristiquement. Il faut dire que cet Etat propose une belle diversité de paysages, d’activités et de merveilles. En descendant de la montagne, nous avons été époustouflés par les forêts de cocotiers. Des hectares à perte de vue, de cocotiers, à 1500m d’altitude. Jamais nous n’avions imaginé tel spectacle. Puis, les plantations de thé. Sur toutes les collines, sur tous les flancs de montagnes, dans toutes les plaines : du thé. Des arbustes couleur vert-printemps-bourgeonnant taillés avec soin transforment le paysage en un spectacle saisissant. Il y a du thé partout. L’Inde est le plus grand exportateur de thé au monde et ça se voit.


Le Kerala : des plages…

Destination de vacances balnéaires, pour les occidentaux comme pour les Indiens, le Kerala offre de belles plages plutôt propres et vivantes.
A Cherai Beach à côté de Cochin, nous sommes restés quelques jours et avons profité de l’accueil et des facilités du Sea Star Hotel, qui a fait notre lessive et nous a préparé nos repas chaque midi et chaque soir. Ils nous ont même offert un accès à une chambre pour nous doucher avant de quitter les lieux. Vraiment sympa.
Nous avons adoré observer les familles indiennes à la plage. Debout, entièrement vêtus de saris, jeans ou costumes du dimanche, ils entrent dans l’eau timidement, puis s’éclaboussent avant de se lancer franchement dans les vagues. Ceux qui restent sur la plage jouent au frisbee ou au cerf-volant. Ils discutent, rient, se promènent. L’esprit de famille, la complicité, l’amour et la simplicité règnent. Pas de grillades fumeuses. Pas d’espaces privatifs, encore moins de parasols et de transats. On vient à la plage se promener, s’amuser, se rencontrer et partager un bon moment, en famille ou entre amis. On se tient près les uns des autres et on partage l’espace commun. Communion est peut-être le mot qui décrit le mieux ce qu’il s’y passe.
A Varkala en revanche, la moitié de la plage a été attribuée aux occidentaux et interdite d’accès aux Indiens qui avaient tendance à venir reluquer les touristes en bikini. Du coup, il y a d’un côté, les familles indiennes endimanchées qui se baignent tout habillées et de l’autre, les touristes qui se prélassent à l’ombre de leurs parasols. Entre les deux, des policiers font respecter les règles à grands coups de sifflets… Bizarre.


Le Kerala : des lieux de pèlerinage…
A Guruvayur, le temple en bois attire chaque jour des milliers de pèlerins, pieds nus, vêtus de noir ou d’orange. Quand nous y étions, nous avons assisté à un spectacle fantastique : 100'000 bougies allumées pour illuminer l’allée qui mène au temple. Pendant toute la journée, la foule s’affaire à mettre en place les petites lampes à huile et autres bougies, puis à les allumer. Lorsque le soleil se couche, ce sont des milliers de petits feux qui scintillent et autant de paires d’yeux qui s’illuminent. L’Inde possède le secret de ces instants de magie et de poésie.
Il y a, à chaque instant, une fête, un cortège, un festival ou une cérémonie qui se déroule. Régulièrement nous en sommes les témoins privilégiés et ravis.


Le Kerala : la maison des éléphants…
A quelques kilomètres de Guruvayur et de son temple, une soixantaine d’éléphants domestiques sont soignés, dressés et parfois loués pour  des cérémonies ou cortèges religieux. Nous avons pu les voir de près et certains nous ont beaucoup fait rire.


Le Kerala : canaux et backwaters…
Depuis Cochin, en descendant le long de la côte, on trouve les célèbres backwaters. Ces plans d’eau paisibles, reliés par d’innombrables canaux larges ou étroits, offrent une quiétude inégalable. Nous y avons fait deux excursions, l’une depuis Cochin et l’autre depuis Allepeys. La première nous a emmenés à bord d’une petite pirogue, propulsée par une perche, le long des rizières et cultures de crevettes et de poissons. Les allées bordées de cocotiers, les eaux calmes et le silence des lieux perturbé par le seul chant des oiseaux, nous ont permis de nous régaler. La pirogue glisse doucement et le paysage défile, laissant apercevoir les maisons des villages qui s’étendent le long des berges. Grand moment de détente et d’harmonie familiale.

A Allepeys, nous avions envie de découvrir les House Boat, l’équivalent d’une péniche, sauf que ça n’a rien à voir !! Construites sur de longues pirogues en bois, ces maisons flottantes sont faites de bois et de palmes de cocotier et leurs formes rappellent celles des pagodes. Nous avons passé une journée et une nuit dans l’une d’elles, avec en prime, de délicieux repas. Ici, les canaux sont beaucoup plus larges et débouchent sur de grands lacs que l’on traverse lentement. Les enfants furent enchantés de dormir sur le bateau.


Le Kerala : une célébrité inattendue…
A peine arrivés au Kerala, nous avons attiré les regards, les questions, les curieux et les journalistes. Ceux-ci ont pris quelques photos et nous nous sommes retrouvés dans trois quotidiens locaux. Inutile de dire que nous ne pouvions rien comprendre à ce que l’article racontait… Par contre, les gens, eux, nous arrêtaient dans la rue : « You from Switzerland ? You like Kerala. Travel with big bus. Everything inside. You have air conditionned. Nice. Nice. » Il y a même un motard qui nous a suivis pendant une dizaine de kilomètres  avant de réussir enfin à faire arrêter Casita : « I see you in the newspaper. Can I picture ? »

Le Kerala : des bivouacs simples et sympas…
Il est toujours très facile de voyager dans cette partie de l’Inde. Nous trouvons aisément des endroits où nous arrêter et nous reposer, le plus souvent avec vue sur la mer. La nuit du 18 novembre fut donc exceptionnelle :
0h30 : Une moto de police nous réveille, à grands coups de klaxons, puis s’en va avant que Thierry n’ait eu le temps d’enfiler un pantalon…
1h15 : On entend du bruit à l’intérieur. On allume. Personne. On se rendort.
2h00 : Bruit à l’intérieur. Vérification. Rien. Thierry sort et vérifie autour du véhicule. Rien. Dessous ? Rien…
2h45 : Une voiture de police nous réveille. Thierry se lève, s’habille. Véro ouvre la fenêtre : «  Can we discuss tomorrow? We are sleeping now. » Les policiers s’en vont.
2h50 : Les mêmes policiers s’installent devant Casita et discutent. L’un d’eux pousse la chansonnette ! 15 minutes plus tard, ils s’en vont.
3h30 : Un type ivre caque chante à tue-tête à quelques mètres de nous…
4h15 : Une sono crache une musique infernale  à moins de cent mètres. Il est bien 4h15 du matin ?!
5h00 : Du bruit encore. Cette fois, c’est sûr, ça vient de dedans. Véro se lève et guette. C’est Max et Sam qui bougent dans leur lit.
6h00 : La plage s’anime, les jeunes viennent y passer les premières heures de la journée et se raconter leur nuit (ou je ne sais quoi d’autre qui mérite d’être partagé à très haute voix !)
7h00 : Le réveil sonne… On en n’avait pas besoin…
9h00 : La plage est déserte. Plus un bruit jusqu’à 17h…


Le Kerala : les filets chinois et les pêcheurs…
Il y en a un peu partout. Ce sont ces filets fixes à la forme de filtres de machine à café. Ils sont splendides et récoltent le matin les petits poissons et le soir les crevettes. Nous ne mangeons plus ni de l’un ni de l’autre. Pas plus de calamars d’ailleurs. Mais c’est toujours émouvant d’assister au retour des pêcheurs, à la pesée des prises et aux ventes directes sur la plage, du poisson tout juste pêché.


Le Kerala : vacances ?
Le Kerala est à nos yeux une excellente destination de vacances. On s’y repose, on découvre une Inde magique et à la fois  accessible. On se laisse bercer par le rythme indolent des locaux et on prend le soleil toute la journée, avant la courte douche pluvieuse en début de soirée, qu’on apprécie avec délice.
Mais, vous le savez, nous pensons souvent à ceux qui ont moins de chance que nous, ceux qui travaillent dur et ceux qui luttent… Et malgré nous, il nous arrive d’être très solidaires de ces personnes… Outre la nuit du 18 novembre, voici, ce qui a aussi rythmé nos journées :

-    Après les pluies d’Ooty, nous avons passé une journée entière à refaire tous les joints de Casita…
-    Puis, à refixer le tuyau d’eau de la salle de bain…
-    Jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans le noir : plus de lumière !
-    Avant cela, nous n’avions plus de musique depuis quelques jours… L’un de nous avait certainement trop tiré sur les  fils des haut-parleurs…
-    Il y avait aussi un ventilo qui avait rendu l’âme. Sûrement un court-circuit qui a fait sauter les fusibles…
-    Après deux jours d’investigations, nous découvrions que nous avions dans la famille, une  passionnée de livre, qui a dévoré « Le Zahir » de Paolo Coelho. Mais seulement jusqu’à la page 30 !
-    Une demi-journée plus tard, Thierry mettait le doigt sur le fil que la bibliophile avait également rongé… La sal… ! C’est le nom que nous avons donné à notre passagère clandestine…
-    La lumière fut alors aisément rétablie…
-    Le lendemain, on découvrit que l’animal, probablement une souris, était également la cause du silence de notre auto-radio…
-    Casita était remise en état…
-    Ah non, il reste encore le robinet de la salle de bain à changer, il ne fonctionne plus, l’eau coule en permanence à peine la pompe allumée…
-    OK, c’est bon, tout est en ordre…
-    Pourquoi ça ne démarre pas ? Problème d’injection. Le témoin qui clignote est formel.
-    Appel au garage en Suisse : c’est sûrement votre souris qui a bouffé un fil dans le moteur…
-    Après 24 heures de vaines recherches, téléphone au même  garage : il vous faudra trouver l’ordinateur IVECO pour le diagnostic. C’est sûrement un injecteur ou la pompe à injection. Mais sans l’ordinateur IVECO, c’est mal barré ! Avec l’électronique, vous savez…
-    Comment ça mal barré ? Ca tombe bien. En Inde, il n’y a que des TATA qui roulent. Ils sont conduits par des FADA !
-    Appel à IVECO Italie. On dépanne dans les 2 heures dans toute l’Europe ! Génial !
-    Mais en Inde, on n’a rien. Essayez dé trouver oun mécanichien local. Un moteur reste oun moteur… Mais pour l’ordinateur ? Oh, peut-être avec la chance, ça ira comme ça…
-    TATA ? Oui, c’est pour IVECO. OK. J’attends votre rappel… Qui ne viendra jamais.
-    Appel à IVECO Morges en Suisse. M. Détraz ? Voilà le problème… Ok. Merci pour les pistes, je vais chercher.
-    Put… C’est quoi le trou là ? La sal… !! Un trou de 3 cm de diamètre a été créé à la force des dents, afin de relier le capot moteur à la cabine de conduite ! C’est pas une souris, c’est un monstre ! Un rat ? Une fouine ? Un ragondin ouais !
-    Trouvé ! Un fil de l’imobilizer est rongé. On ponte. On tourne la clé. N ! Ca ne marche pas.
-    Mais papa, t’as pas remis la prise ?! fait remarquer Max.
-    Juste. On essaie. YES ! On a toujours besoin d’un plus petit que soi…
-    M. Détraz ? Vous êtes un génie ! Merci. C’est tout bon…


Cela dit, nous devons admettre que le choix du lieu de panne fut parfait ! Nous étions au sommet de la falaise avec une vue splendide. Au pied de la falaise, la plage, une source d’eau potable. Dans le ciel, le soleil et les étoiles. Aux alentours, resto, internet, laundry, bakery, etc… On aurait pu y rester encore !
 

Une fois la panne résolue, nous avons entamé une chasse sans merci à notre sal… put… con… de compagne ! Les longs poils gris-beige laissés sur les pièges de colle nous ont laissé imaginer quelque chose de très poilu… et de gros ?!... Les bruits et les traces de dents laissées sur chaque étage de l’armoire ont été aussi plutôt inquiétants… Mais apparemment, la bestiole a levé le camp... sans que nous n’ayons eu besoin de la regarder dans les yeux. Ouf !

Varkala Beach : d’autres rencontres bien plus sympas !
A Varkala, où nous sommes restés une semaine finalement à cause du programme ci-dessus, nous avons rencontré de nombreux Suisses et de nombreux francophones. C’était chouette. Il y a eu aussi les voyageurs au long cours, tels Augustas et Katja qui ont voyagé déjà 4 ans en Afrique et Amérique du Sud, tout en auto-stop, avec un budget de 10 euros par jour pour les deux, logement sous tente et cuisine sur le réchaud… Chapeau bas. Alessandro et Céline de Genève sont sur la route depuis 1 an et demi et ne sont pas prêts de rentrer s’installer en Suisse… Même si nous ne sommes pas toujours adeptes de ces lieux ultra touristiques, nous avons eu du plaisir à rencontrer autant de personnes ouvertes, intéressées et motivées par le voyage, le leur ou celui des autres. C’est toujours sympas aussi ces soirées à plusieurs, où l’on parle indifféremment français, allemand, anglais ou italien.


Outre le climat relationnel, il faut bien dire que le temps est magnifique. L’air n’est plus aussi moite qu’il ne l’était quelques semaines auparavant ou centaines de kilomètres plus au nord. Il y a un peu de vent en journée, très léger et juste rafraîchissant. Le soir, c’est carrément parfait… Il nous arrive de tirer la couette pour nous couvrir. Le pied ! Quand aux averses, elles tombent dru et nous permettent de prendre des douches originales. Zoé en a même profité pour prendre un bain chaud !


Varkala : un bémol…
Nous ne serons JAMAIS d’accord avec les touristes, photographes professionnels ou non, qui paient 100 Roupies une femme pour la prendre en photo ! Quand on sait que la réparation de notre ventilateur a coûté 50 Roupies, c’est à dire le même prix que la réparation et le remontage de 2 pneus… Ce genre de comportements adoptés par quelques capricieux qui veulent leur photo nous rendent dingue ! C’est dit !

La jungle de la route : quelques clés de compréhension…
Nous vous avions parlé de la conduite à l’indienne. Voici l’épreuve du permis de conduire : passer la première vitesse,  rouler 5 mètres, tourner 45 degrés à droite, puis à gauche. Stop. Marche arrière, idem. Stop. Pas besoin de regarder derrière, ni dans le rétro. Il n’y a personne sur la grande place affectée aux épreuves de conduite. Donc, on recule en regardant son volant, qu’on tourne à deux mains, sans le lâcher. On ne regarde pas derrière non plus, parce que quand on enclenche la marche arrière, il y a la musique qui avertit qu’on recule : Titanic, La Lambada, ou Nokia Tune suffisent à assurer la sécurité nécessaire ! Passons maintenant à l’épreuve de conduite : 200 mètres rectilignes, le long de la plage sur un tronçon fermé à la circulation. Démarrage, 2ème, 3ème, stop. C’est bien. Voici votre permis. Bonne chance ! A vous, mais aussi aux autres usagers de la route ! On comprend mieux les problèmes rencontrés  dans la circulation…


Tamil Nadu : Trivandrum, le festival de la Coopération
Une fois encore, nous avons assisté à un festival original et fantastique. Celui de la fête de la Coopération. Sorte de comptoir où se réunissent les diverses organisations et sociétés de coopération pour présenter leur action et leurs activités. Nous avons profité du stand d’un centre de formation médical pour offrir aux enfants une leçon de science naturelle  extraordinaire. Des dizaines de bocaux emplis de formol contiennent des organes humains sains ou malades, afin d’offrir au visiteur une vision claire des effets de l’alcool, de la fumée, de la malbouffe etc. D’autres bocaux présentent des fœtus, de 3 cm à 50 cm. Certains sont encore dans l’utérus, d’autres sont ouverts afin de laisser voir les systèmes digestifs, respiratoires ou sanguins. Enfin, on peut observer des specimen étranges de foetus à 2 têtes ou à 4 jambes et autres siamois non viables. Les enfants ont regardé tout cela avec intérêt et curiosité. Parfois, ils ont eu de la peine à comprendre qu’ils s’agissaient de vrais fœtus, dont la mère avait probablement péri en couche.


Après le cours de sciences, nous avons assisté au spectacle de danse. De la danse classique indienne aux chorégraphies plus modernes sur musique arabicotronique, nous avons passé une super soirée à admirer les costumes et maquillages des danseuses.


Tamil Nadu : Kanyakumari : le parc aquatique
Il y a des concepts qui nous enchantent dès les premières secondes. C’est le cas de la disco sous la douche collective ! Dans ce parc aquatique, où nous avons pris un immense plaisir à nous baigner tout habillés, il y a des toboggans, une piscine à vague et la douche disco. Le principe est simple : un cercle de 5 mètres de diamètre arrosé de jets d’eau en tout sens, de la musique à fond  et c’est parti. On entre sur la piste de danse, on se laisse arroser et emporter par la musique. On danse, on rit, on s’amuse, on s’éclabousse, on tourne, on lève les bras, on oublie tout. 15 minutes de bonheur simple et absolu. Nous, on s’est offert un petti disco-fox endiablé qui a enthousiasmé l’assistance ! C’est promis, un jour nous créerons une piste de danse similaire quelque part. Trop génial !


Le soir, au moment de nous installer pour le bivouac, nous avions craint de nous retrouver complètement isolés une fois la nuit tombée. Le lendemain matin, nous avons bien ri : une cinquantaine de cars avaient envahi les lieux pendant la nuit. Des centaines de pèlerins dormaient sur le trottoir ou sur les toits des cars. Des groupes ont chanté et prié dès le lever du soleil. Les marchands de babioles se sont installés devant nos roues et nos portes. Nous étions bloqués au milieu de la foule !! Pour la solitude… on repassera !


Madurai : du calme et du faste !
Du coup, nous avons quitté Kanyakumari et ses fervents pèlerins de très bonne heure. Arrivés à Madurai, nous cherchions du calme ! Véro propose de s’installer dans le parc du musée de Gandhi. C’est parfait pour la journée. Le soir, nous obtenons l’autorisation d’y rester la nuit et les quelques jours qui suivent. MERCI ! MERCI ! Notre hôte, responsable du musée, nous invite à venir parler de notre pays et de notre voyage au groupe d’étudiants du centre de yoga. Thierry s’en chargera. En parallèle, un animateur radio FM nous a repéré. Il nous accoste et nous demande de dire quelques mots au micro et d’annoncer le morceau de musique que nous aimerions entendre ! Il nous l’écrira sur un morceau de papier pour que nous puissions le prononcer. Le Tamoul reste une langue inaccessible pour nous 6 !


En ville, le temple Meenaskri est renversant. Immense, c’est une petite ville dans la ville, avec ses échoppes et ses millions de  statues et sculptures divines, devant lesquelles les pèlerins se signent et accomplissent toutes sortes de rituels, génuflexions, etc. Fabuleux d’observer cette foule compacte se presser d’un lieu à l’autre et vénérer ses dieux avec tant de ferveur. Le tout reste complètement obscure à nos yeux, mais les couleurs, l’enthousiasme et l’animation sont fabuleux.


Nous avons souvent admiré le sens artistique et  créatif des Indiens depuis notre arrivée dans ce pays. Les sculptures, les vêtements, les temples, la nourriture, les décorations florales, les peintures des maisons, les couleurs des camions, les costumes des danseurs, les maquillages des acteurs, les danses, les fêtes, les processions, les  rituels religieux... Tout  est extrêmement  coloré, vivant, joyeux et créatif. C’est fascinant.


Madurai : et si on parlait un peu de la Suisse ?!
L’ « officer » en charge du Gandhi Memorial Museum nous a organisé une  rencontre avec les étudiants et les enseignants d’un pensionnat international pour apporter diverses informations sur la Suisse aux étudiants. Des petites classes aux terminales, nous avons adapté notre discours et nos exemples afin de répondre au mieux aux attentes et questions des enseignants et aux intérêts des étudiants. Le programme fut chargé, mais génial ! Les banques, les fleurs, les lieux de pèlerinage, les histoires de montagnes, les leaders, l’économie, le système politique... Nous avons passé en revue toute une série de thèmes qui les intéressaient. De leur côté, nos 4 enfants se sont aimablement prêtés au jeu des coloriages et autres puzzles, ainsi qu’à certaines activités sans aucun sens, sensées seulement les faire patienter et les occuper pendant que des dizaines de photos étaient prises de leurs têtes blondes. Ils ont également pu réaffirmer leur bonheur de ne pas suivre ce type de scolarité !!

Vie à bord : à propos des enfants !
Voilà plusieurs mois que nous ne vous avons pas parlé directement de notre vie à bord et de l’évolution des enfants. Sur le plan scolaire, ça roule à merveille. Zoé lit maintenant de manière autonome et peut étudier de mieux  en mieux toute seule. Tous ont d’excellents résultats et nous avons introduit l’apprentissage de l’anglais écrit, avec les règles, les verbes et le vocabulaire.
Au niveau des jeux, leur évolution est spectaculaire. Ils sont systématiquement inspirés de nos aventures, de notre vie, de nos rencontres. Ils créent des mondes  playmobil, avec des familles qui se rencontrent. Ils utilisent toutes sortes de matériau pour décorer les maisons de leurs personnages. Loane coud de plus en plus souvent. Elle s’est lancée dans la confection de bracelets brodés. Sans explications et sans autres modèles  que ce qu’elle voit dans les rues et les boutiques, elle essaie et crée. Max élabore des camions lego de plus en plus complexes, en y ajoutant des bouteilles en plastique et autres matériaux de récupération. Zoé et Sam ne se quittent jamais. Ils se promènent main dans la main et on les surprend souvent à rire à gorge déployée.
Nous savions combien le jeu était un ingrédient essentiel à l’évolution des enfants. Nous en avons la confirmation. A 12 ans, les enfants ont encore besoin de jouer et d’explorer. Notre voyage permet  aux nôtres de grandir à leur rythme : négocier les achats en journée, aller au-devant d'inconnus, s'amuser des regards émerveillés des passants, choisir un resto ou le menu pour la famille, faire les commissions pour tout le monde et jouer des heures en parallèle. Nous sommes fiers d’eux. Et de nous. Les regarder vivre est un régal !


Enfin, demandez-leur ce qui leur ferait le plus plaisir et voici la réponse que vous obtiendriez actuellement : manger des purri (pains gonflés incomparables) et faire un tour en tuk-tuk, rebaptisé le train fantôme par Zoé en raison de la forme de l’engin et des frayeurs qu’on y vit…


A Suivre…
Nous voici dans le Tamil Nadu, sur la côte est de l’Inde. Nous remontons dorénavant en direction du Nord, vers Pondichéry, puis le Gange... Encore de belles choses à vivre.


Mises à jour prochaines :
Photos : 4 nouveaux albums en ligne, Inde07 à Inde10
Video : un extrait du spectacle de danse
Audio : un récit audio familial


10 novembre 2009 : de Goa à Ooty (Tamil Nadu) en Inde (Voir l'itinéraire)

Nous avons passé plusieurs jours sur les plages de Goa, à profiter du soleil, de la chaleur et des paysages magiques. Aujourd’hui, nous sommes à Ooty, à 2200 mètres d’altitude, sous la pluie depuis deux jours. Entre temps, nous avons visité Hampi, avec ses temples splendides et ses rochers ronds, paradis des grimpeurs. Nous y avons assisté à une cérémonie de pleine lune, célébrant le mariage de Shiva et de Parvati. Au fil des jours et des kilomètres, l’Inde du Sud se révèle à nous, dans son quotidien, sa tendresse et sa simplicité. Embarquez avec nous sur la route de la jungle et… dans la jungle de la route !

Mise en bouche en images...


Goa : des plages de rêve
Les plages de Goa sont réputées dans le monde entier. Elles ont attiré les hippies, puis les ravers et autres vacanciers à l’année. Aujourd’hui, de nombreux russes s’y installent ou viennent y passer leurs vacances, loin des climats rudes de leurs contrées. Certaines plages et certains villages se sont transformés en véritables stations balnéaires, avec jets skis et parachutes ascensionnels qui tournent en permanence. Il est évident que nous ne sommes pas restés longtemps dans ces endroits, même si le spectacle était drôle et la nature bien conservée malgré tout. Nous avons préféré nos bivouacs sauvages, directement sur les plages de cocotiers, loin du monde, comme sur la plage d’Agonda tout au Sud de l’état de Goa. Là, malgré la beauté des lieux, nous n’avons pas toujours apprécié la baignade non plus, en raison de quelques méduses et de l’eau un peu troublée par les rivières qui se jettent dans la mer. Mais cela n’a rien ôté au plaisir de vivre en pleine nature, loin du stress et de l’agitation, avec pour seul bruit, le roulis des vagues. Sur notre plage aux allures de Robinson, nous avons reçu la visite de quelques couples, dont plusieurs suisses ou français, avec qui nous avons eu du plaisir à échanger et discuter.


Sur la route : entre jungle et agriculture
Après Goa, nous avons rejoint Hampi, à l’intérieur des terres. Sur la route, nous avons souvent eu l’impression de traverser les oasis égyptiennes ou les villages éthiopiens. Les rizières, les cocotiers, les palmiers, le vert intense et soutenu et la présence partout de rivières et d’eau, offre des paysages idylliques et inhabituels. Dans les villages, les portes ouvertes des maisons laissent apercevoir la vie quotidienne de leurs habitants, occupés le plus souvent à trier des graines, laver du linge ou se coiffer et se soigner. Dans les champs, les bœufs sacrés et sacrément imposants tirent les charrues, tandis que sur la route, quelques cochons sauvages et vaches en grève se promènent nonchalamment. L’Inde rurale est absolument magique. Il se dégage de sa végétation et de sa population une tendresse et une hospitalité émouvantes.


Population : spectacles réciproques
Les Indiens sont curieux et notre passage, comme nos cheveux blonds et notre Casita les captive. Ils sont souvent là. Tout près de nous, mais à distance supportable. Ils nous observent et nous regardent vivre. A l’occasion de notre ménage hebdomadaire sur un parking en ville, une trentaine de personnes s’est réunie tout autour de Casita pour nous voir à l’œuvre. Certains s’approchent pour jeter un œil à l’intérieur. D’autres nous prennent une patte des mains et  lavent le pare-brise. Aucun n’exagère ou ne déborde. Nous pouvons laisser les portières ouvertes sans craindre de vols ou de casse. En comparaison de nos expériences africaines, nous sommes très sereins ici et ne craignons rien.

Par conséquent, nous prenons autant de plaisir à les observer eux, les regarder vivre, nettoyer leur sol ou leurs voitures, préparer leur repas ou manger tout simplement. Les femmes lavent le linge à la rivière, là où les enfants et les hommes font leurs toilettes et où les éléphants se font dorlotter quelques mètres en amont. Nous assistons à des scènes tantôt insolites, tantôt romantiques. Nous nous amusons à les voir se brosser les dents avec le doigt : ils le plongent si profondément dans la bouche que toutes les 10 secondes, ils crachent ou régurgitent bruyamment, donnant l’impression de vomir. Il y a, tout au long de la rivière, la vie de l’Inde  qui se déroule sous nos yeux émerveillés. On sourit à la vue des hommes vêtus d’un simple torchon noué autour de la taille. On s’émerveille des couleurs portées par les femmes. On s’attendrit devant les regards et les sourires des enfants…
 

Photos de famille : une passion partagée
Qu’il y ait trois personnes ou cinquante, il suffit de sortir l’appareil photo pour que le groupe s’organise et prenne la pose. Hilarant. Du coup, nous collectionnons les photos de famille, avec ou sans nous sur l’image. Et quand ce ne sont pas les Indiens qui s’alignent sur la photo ou nous qui prenons la pose à leur demande, ce sont leurs divinités qui posent fièrement sur les portiques ou toits des temples…

 

Hampi : un havre de paix béni de Laxmi, l’éléphante
C’est à Hampi que nous avons particulièrement pu admirer et profiter du phénomène « musée vivant ». L’endroit est idyllique. Le site naturel, avec des collines, des rizières, des rochers ronds, une rivière, tout comme les temples, en ruine ou en activité, confèrent à l’endroit une atmosphère paisible et apaisante. Nous nous sommes promenés d’un temple à l’autre, en longeant la rivière. Nous avons aussi rendu visite à Laxmi, l’éléphant du temple du village. Les enfants l’ont caressée et se sont émerveillés de sa gentillesse.


Puis le soir, nous avons assisté à la cérémonie de la pleine lune de novembre. Les habitants du village célèbrent le mariage de Parvati et de Shiva, qui selon la légende aurait été séduit ici, à Hampi. Dans le temple, l’activité est dense et incessante : les jeunes filles et les femmes, vêtues de leurs plus beaux saris portent des plateaux sur lesquels sont déposées de petites figurines en sucre, confectionnées le jour même et deux bougies. Ces femmes sont magnifiques, maquillées, couvertes de fleurs et de couleurs, elles brillent de milles feux, en harmonie avec les bougies et l’encens qui brûlent en abondance. Les figurines sont offrandes. Les hommes, quant eux, s’affairent autour de l’éléphante et d’une  statue en bois qui sera portée en défilant dans le village, derrière l’éléphante.
En attendant le défilé, l’éléphante œuvre et bénit les pélerins dans son coin. Nous nous sommes prêtés au jeu et à tour de rôle avons tendu une roupille à Laxmi. L’animal saisit la pièce habilement du bout de la trompe, la tend à son maître, puis lève la trompe et la pose  sur la tête de celui qui lui a donné la pièce. Ici, on appelle cela la bénédiction de Laxmi. La pièce d’une roupille est remplacée par des friandises en sucre pour les hindous et Laxmi se régale durant tout le festival…
Nous, nous nous en sommes mis pleins la vue et si parfois la fumée de l’encens nous piquaient les yeux, ce ne serait pas honnête de dire que c’est cela qui les faisait couler…
  

Mysore : plein les mirettes…
Décidément, depuis quelques jours, on est ébloui ! A Mysore, nous avons visité le palace. La cour, les jardins, les façades comme l’intérieur regorgent de merveilles, de couleurs, de feuilles d’or, d’argent massif, de peintures et de marqueterie. Le tout est chargé, voire surchargé, mais donne le tournis. En particulier lorsqu’on sait qu’on n’a visité qu’une petite partie du palais et qu’une autre est encore habité. Impressionnant !

A Mysore, il y a aussi le marché et ses étals de fruits, légumes et fleurs. Ces dernières sont présentées sous forme de guirlandes vendues au mètre, à ceux qui orneront leur voiture, char, maison, animaux, cheveux et autres objets adorés… Là encore, les couleurs, les odeurs, le bruit, les sourires, les regards, la fête des sens, la fête tout court… Appareil photo bien en main, nous avons dégainé à chaque cinquième pas !


C’est à Mysore que nous avons rencontré Pablo et Cie. Tous les 5 sont français et vivent en camion. Ils parcourent l’Inde du Sud sac à dos. Nous avons passé une chouette soirée terrasse sur le toit de Casita.

Sur la route de la jungle…
En quittant Mysore, nous prenons la direction de Ooty, un village en altitude. En chemin, nous nous arrêtons à Mudumalai, un parc naturel abritant éléphants, ours, tigres, léopards, daims et autres animaux sauvages. Affamés de safari, nous tentons la version indienne : un groupe de 30 personnes, dans un minibus, pour un tour express dans la forêt tropicale, avec l’espoir d’y croiser un félin ou autre pachyderme… Le bus s’arrêtera au final 4 fois 15 secondes, pour laisser le temps aux passagers de photographier trois troupeaux de biches et cerfs et deux paons… Sortis, du bus, nous déjouons les attaques d’un chien et les menaces d’un singe, tous deux attirés par le contenu de notre sac, puis nous réfugions dans Casita. Après seulement 50 mètres de route, nous apercevons en contrebas, dans la rivière, des éléphants qui prennent leur bain. Nous descendons et regardons. Les animaux obéissent à leur maître de manière remarquable. Ils se couchent sur le flanc permettant à l’homme de les brosser du bout de la queue au bout de la trompe. Sur un simple « yop », ils lèvent la patte, puis l’autre, pour offrir un accès à la brosse. C’est sympa de découvrir autant de complicité entre la bête et l’homme. Nous sommes surpris de voir la version domestiquée de cet animal que nous avons tant admiré et parfois craint sur le continent africain. Nous sommes étonnés de les voir aussi grands… Nous les imaginions beaucoup plus petits que leurs frères africains.


Dans la jungle de la route…
Autant les Indiens sont détendus, calmes, apaisants et souriants quand ils se déplacent à pied, autant ils perdent toute civilité, considération, voire intelligence, quand ils prennent le volant.

Que les rues soient trop étroites, les routes sinueuses, la visibilité nulle ou la voie encombrée, ils DOIVENT PASSER DEVANT ! Jamais un indien ne restera derrière un véhicule : à peine, y a t-il quelqu’un devant eux, qu’ils klaxonnent et dépassent. Tant pis pour la moto qui vient en face, peu importe la charrette et les bœufs ou même le camion qui signale sa présence à grands coups de phares et de klaxons. Au mieux, ceux-ci s’arrêteront pour laisser passer le téméraire, au pire ils accéléreront à leur tour pour passer avant l’autre ! Combien de fois avons-nous du nous arrêter en urgence pour laisser passer une voiture, un car ou autre qui dépassait une série  de camions en sens inverse ? Combien de fois avons-nous du nous arrêter pour laisser se rabattre devant notre pare-choc un cinglé qui tentait de nous dépasser malgré l’arrivée en face d’un énôôôrme camion ? Combien de fois avons nous bloqué malgré nous la circulation, parce que deux voitures ont tenté en vain de se faufiler juste avant nous dans un passage serré, puis coincées, attendaient que nous manoeuvrions nos 8 mètres pour libérer le passage ? Combien de fois sommes-nous restés souriants, le klaxon enfoncé, au milieu du passage, en attendant que les trois crétins d’en face reculent pour nous laisser passer, parce que nous avions derrière nous une vingtaine de voitures entassées ? N’ayons pas peur de le dire : la conduite en Inde, c’est du gros... très gros n’importe quoi !


Alors nous avons expérimenté la conduite au klaxon. Nous avons adopté leur coutume. Avec ou sans l’envie de dépasser, désormais systématiquement : lorsqu’une voiture est devant nous, nous klaxonnons. Lorsqu’un véhicule arrive en face : nous klaxonnons. Lorsque des personnes se promènent : nous klaxonnons. Lorsque des enfants traversent : nous klaxonnons. Lorsque des vaches dorment sur la route : nous klaxonnons. Lorsque des chiens courent : nous klaxonnons. Lorsque des fils sont trop bas : nous klaxonnons… Lorsque des arbres nous font peur : nous klaxonnons… Lorsqu’il n’y a plus rien à craindre : nous klaxonnons… et nous freinons, parce qu’on ne sait jamais… et qu’eux ne le feront pas !

Une année loin de la Suisse…
Nous avons fêté le  22 octobre passé notre première année de voyage. Nous en avons profité pour visionner un diaporama de deux heures trente de toutes les photos prises au fil des pays et des mois…


Et puis, nous avons reçu plus de mails que d’habitude. Des mails qui nous ont fait plaisir, qui nous ont offert, sinon des photos, des nouvelles de vous, nos amis en Suisse. Nous avons eu du plaisir à vous lire ou à découvrir les bobines de vos enfants qui grandissent… Nous avons eu de la peine aussi d’apprendre les déboires de certains d’entre vous. Réaliser que la vie continue pour tout le monde, avec son lot de joies, de peines et de craintes. Dans vos nouvelles nous avons découvert des dos bloqués, des ventres tordus, des boulots cachots, des finances foireuses, une crise économique satanique, des séparations, des deuils, mais aussi des mariages, des naissances, des nouveaux départs, des défis et quelques rêves…

Alors, même au bout du monde, nous restons présents et partageons vos joies et vos peines. Nous avons dit adieu à notre ami Gaby et pour être avec ceux qui l’enterraient en Suisse, nous avons allumé une bougie à sa mémoire sur une plage de Goa et nous sommes remémorés nos meilleurs souvenirs en sa compagnie…


Il ne se passe pas une semaine, sans que nos pensées ne vous accompagnent. Il ne se passe pas une journée, sans que nous ne nous rappelions combien vivre ses rêves est essentiel !

A suivre...

     

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