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Rencontres : de Suisse en Ethiopie
Rencontres : de Suisse en Ethiopie

Ethiopie - Février 2009
A Bahar Dir, en Ethiopie, nous avons rencontré deux suisses : Coni et Andi. Ils terminent un voyage de 13 mois en Afrique. Ils sont descendu par l’Ouest et remonté par l’Est. Ils ont travaillé bénévolement 4 mois en Ethiopie dans un camp pour jeunes. Nous avons profité de récupérer quelque matériel qu’ils n’emporteront pas avec eux en Suisse : un kit de réparation de pneu Tubeless, des colles diverses et une carte d’Ethiopie notamment nous ont déjà été très utile ! Merci à vous deux pour votre générosité. Nous vous souhaitons bon courage pour le retour à la vie helvétique et bravo pour votre engagement. Ca a été absolument génial de vous rencontrer.


A Addis Abeba, nous avons rencontré les Sanagustin : Miguel, Elodie et leur fille Lola de 4 ans. Ils suivent le même itinéraire que nous depuis la France. C’est une grande joie de les trouver ici. Nous les avions suivis depuis notre arrivée en Egypte et espérions les rattraper avant le Kenya. C’est chose faite. Nous avons parcouru ensemble la piste Moyale-Isiolo et nous sommes soutenus mutuellement. Les enfants ont profité de jouer ensemble et nous de partager nos expériences. Nous nous souviendrons toujours de nos aventures communes, des remorquages, pistes de nuit et safari à Samburu, sans parler de nos échanges et discussions autour de nos plats de pâtes ou de riz quotidiens... et de nos vacances à Tiwi!


Soudan - Février 2009
Au Soudan, nous avons rencontré Mahmoud et sa femme marocaine et francophone Nadja. Nous avons bu un thé en leur compagnie, tandis que Nadja en a profité pour nous parler du Soudan. Mahmoud nous a aidé à trouver une blanchisserie, un café internet dans le village. Merci à vous deux pour votre serviabilité.


Egypte - Février 2009
A Louxor, puis à Assouan, nous avons retrouvé Loup et Michèle de Belgique. Nous les avions rencontrés au Caire. Ils se convertissent à la vie nomade pour profiter de leur retraite. Ils ont connu bien des tracasseries administratives en Egypte. A Assouan, nous les avons initiés au Mc Do puis avons fait un tour en felouque avec eux avant de partager le repas de la St-Valentin. Merci mille fois à vous deux pour cette journée et cette soirée qui nous a permis de sortir un temps de nos préoccupations de barges… Merci aussi pour le masque capillaire à base de sauce de scampi que Sam s’est adroitement mis sur la tête ! Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite de vos voyages et nous réjouissons de vous lire.


Bateau Assouan-Wadi Halfa : nous avons rencontré 5 italiens (Luciano, Claudia, Giuseppe, Francesco et Paolo) qui amènent leurs Land Cruiser à Adis Abeba en prévision d’un voyage  qu’ils feront cet été en Afrique. Ils nous ont bien soutenus moralement lors de l’embarquement et du débarquement de Casita sur la barge. Ce fut un vrai plaisir de discuter avec eux et de suivre l’évolution de la barge portant nos véhicules grâce au système satellite qu’ils ont installé dans leur véhicule. Grazie a tutti !

Sur le même bateau, nous rencontrons deux motards allemands : Dietmar et Franck. Amis d’enfance, l’un vit à Rio et l’autre à Melbourne avec sa famille. Ils se sont retrouvés en Allemagne pour gagner Cape Town au guidon de leur moto en 90 jours. Dietmar nous a beaucoup aidés pour rattraper la situation au moment d’embarquer Casita sur la barge. Il a manié cric et planches à la perfection. Nous espérons passer chez eux plus tard au cours de notre voyage. La femme de Dietmar est enseignante à Melbourne et pourrait accueillir les enfants dans sa classe… A méditer… Encore un immense merci à vous deux. Take care !
Notons que nous les avons retrouvés par hasard à Addis Abeba au moment où nous cherchions le garage Iveco. Trop génial de se retrouver là. On espère vous recroiser encore et encore !!


A Louxor, nous rencontrons Wim et Jenny. Ils ont troqué leur maison contre un camion Atego 4x4, le même qu’Ayabombe, mais avec châssis rallongé et une cellule de 5 mètres de long. Quel bonheur de parler français avec eux et de passer 3-4 jours à échanger sur nos expériences passées et à venir. Bonne route à vous deux.


Egypte - Janvier 2009
A Nuweiba, nous avons rencontré Shanti, francophone. Arrivée dans le camp de Moon Island au nord de Nuweiba il y a deux ans, elle s’est installée dans une hutte et y vit au rythme du Sinai et de la mer rouge. Elle a accompli divers voyages en Inde et a trouvé l’énergie  de changer radicalement de vie, en divorçant et en quittant Israël et son confort pour venir s’installer là. Elle nous a ouvert les bras et nous a invité à découvrir son chez elle et des parties de sa vie.


Gigi. Egyptienne, elle parle un très bon français appris au collège français. Son histoire et son courage nous a touché. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps avec elle. Bon vent à toi Gigi et bonne chance. Tu as fait le pas le plus difficile… Continue à suivre ta route car tu sais ce qui est juste pour toi…
 

Misou. Une Suissesse dans le Sinai au bord de la mer rouge. Elle a quitté Payerne voilà bientôt 30 ans. Après 12 années  de voyage, dont certaines en pyjama (juste pour s’amuser) et d’autres à la recherche des problèmes quotidiennement, pour le plaisir de les résoudre, elle s’est posée à Nuweiba il y a 14 ans. Misou, c’est un univers à part. Un monde magique dans lequel on entre parce qu’on est naturellement invité à l’intérieur… Misou, c’est la spontanéité  à l’état brut, la joie de vivre, le rire et l’humour. C’est aussi une énergie qui a ouvert des portes dans notre cœur et qui nous chamboule  en profondeur, sans en avoir l’air et, surtout, sans se donner des airs… Quand on passe dans son univers, on ressort changé. La vie prend des couleurs qu’on n’avait jamais vues avant… Les  gens deviennent drôles et drôlement sympa… Misou, on ne sait pas si on la retrouvera là où on l’a connue. L’avenir seul le  dira… Mais nous, on pense qu’elle pourrait bien reprendre la route tout bientôt et un jour, au coin d’une rue, croiser nos pas… Inch Allah !


Syrie et Jordanie - Décembre 2008

Atiff et son frère Mohamed (Irbid, Jordanie). Atif est francophone. Il vient de terminer sa 4ème année de faculté français à Lyon puis à Perpignan. Ca a été une vraie joie de le rencontrer et de parler français librement. Il nous a présenté la Jordanie, son histoire, sa situation, avec ouverture et franchise, au cours d’une ballade dans Irbid, où il a profité de nous faire goûter les pâtisseries locales et offert un café. Merci à toi Atif. Ta générosité et ta disponibilité nous ont touchés.


Atiff et son frère Mohamed

Mohamed (Irbid, Jordanie). Nous ne savons rien de lui, sinon qu’il a un cœur grand comme une pastèque ! Il nous a couverts de cadeaux et fait découvrir toutes les spécialités jordaniennes. Nous nous souvenons de lui, assis dans Casita, sa tasse de thé à la main, silencieux (puisque nous ne parlions aucun mot de la langue de l’autre) et bondissant subitement dehors pour revenir quelques minutes plus tard avec une nouvelle surprise. Nous nous souviendrons toujours aussi des larmes dans ses yeux et dans les nôtres au moment de nous dire au-revoir. Il a fait faire demi-tour  à son taxi pour nous rattraper et nous sauter une dernière fois au cou. Un ange a passé dans notre vie…


Mohamed, notre ange

Osama (Aqaba, Jordanie). Il nous a rejoint au coin du feu, puis offert une natte, des coussins et du thé. Et puis on a parlé. Il a 27 cousins. Seuls 5 d’entre eux ont obtenu des postes à responsabilité. Il nous a parlé de la Jordanie lui aussi, mais sous son revers moins connu. Sa famille est aux USA, lui n’est encore jamais sorti de Jordanie. Il étudie et compte bien parfaire son éducation à l’étranger, même si on sent chez lui un fort attachement à la Jordanie et à son style de vie. Merci à toi Osama, pour ces 2 soirées chaleureuses sur la plage au bord de la mer rouge.


Osama au milieu et son cousin à gauche

Frontière Syrienne - Décembre 2008

Nous avions croisé David, un français de Strasbourg, qui voyage seul, à pied et sans le sou. Il offre tantôt ses services dans les monastères, tantôt il crèche dans des églises ou des gîtes de pèlerin, quand il en trouve… Véritable pèlerin sans étiquette religieuse, il suit la même direction que nous. Nous l’avons retrouvé par hasard à la frontière Syrienne. Il a passé ensuite une nuit avec nous dans Casita avant de reprendre son chemin. Comme il envisage de s’arrêter en Egypte pour travailler (il est moniteur de plongée), il est probable que nous le croisions encore par la suite… Bonne route à toi David. Ca nous a fait plaisir de t’accueillir et d’échanger avec toi sur l’histoire du monde et  nos périples.

David

A la frontière Syrienne, nous avons rencontré aussi Katya et Miroslav. Elle est slovène et lui tchèque. Lui voyage depuis 1990, quand le monde s’est ouvert, comme il dit. Il pense avoir trouvé du sang nomade dans ses veines, alors il voyage. Avec elle maintenant. A vélo. 70 kg de bagages pour lui et 30kg pour elle. Artisans, ils vivent des ventes de leurs bijoux. Nous espérons les recroiser plus tard sur la route. La nuit tombait. Ils sont partis vite… façon de parler !


Miroslav et Katja

Antakya/Turquie - Décembre 2008

Fehme, Muh, Suygi, et les triplés Ekin, Ilkay et Ezgi nous ont accueillis et offert un repas merveilleux chez eux, fait de multiples plats. Nous avons échangé des regards, des rires, de la complicité et si peu de mots… Les enfants ont joué, tous ensemble ou séparément, sans discontinuer. Nous avons eu beaucoup de peine à les quitter… En partant des sentiments mélangés ont envahi Véro et Thierry : la joie profonde d’avoir pu vivre ces instants magiques, la tristesse qui suit les séparations et avec elle l’envie de ne voir personne pendant quelques temps et puis… la crainte de ne pas retrouver ce type de moments par la suite. Tout était si parfait, qu’on ne pouvait plus espérer trouver ni mieux… ni aussi bien. Et puis le temps a passé, on a repris notre rythme et la route et peu à peu, nous nous sommes ouverts à nouveau au monde qui nous entoure. Max et Loane aussi ont encaissé le coup : d’abord ils se sont un peu révoltés : «  si c’est comme ça dur de partir, alors je ne me ferai plus de copains pendant le tour du monde » a dit Max. Puis, ils ont pu dire le bonheur qu’ils ont eu à jouer autant avec leurs copains… et le vague à l’âme a passé. Fehmi, Muh, Ekin, Ilkay, Ezgi, Suygi et Babou : Choukran à vous.




Iskender et sa femme nous ont invité pour le thé (chai). Il y avait tant de tendresse dans leur regard et leur sourire. Ils ont trois enfants, dont Utku, qui a partagé avec Max sa passion pour le break dance. Sur internet, ils ont visionné avec Loane des séquences de break et se sont montrés leur sites fétiches avant de nous offrir une petite « battle » en live sur le tapis du salon. Pendant ce temps, Sam et Zoé ont joué avec le petit frère d’Utku, sans se lasser et avec une complicité qui a fait dire à Iskender : « si on pouvait mettre les enfants à la tête du monde pendant un jour, on obtiendrait enfin la paix sur terre… » Sa femme nous a joué quelques airs à la guitare, instrument dont elle apprend à jouer depuis 6 mois. Très belle soirée. Merci à vous 5.


Utku : le breaker...


Iskender et le frère d'Utku


Le lendemain, nous avons pris le petit déjeûner chez un parent d’Iskender, qui nous avait servi d’interprète la veille, puisqu’il vit en France depuis plus de 20 ans. Les enfants ont pu aller faire les courses avec lui pour choisir ce qu’ils voulaient pour le petit déjeûner, tandis qu’avec Véro nous avons découvert les photos des enfants et petits-enfants commentées par sa femme.



Turquie - Décembre 2008

Il y a les belles rencontres et celles qui sont plus… collantes. Dans un petit village après la montagne, c’est Erman qui est venu à notre rencontre pour voir nos têtes et Casita. Il est entré, a visité, s’est installé, et puis… il n’a plus décollé. Pourtant, personne n’avait de temps à lui consacrer dans Casita. Les enfants étaient en pleine évaluation scolaire et nous étions épuisés. Bon, il a fini par nous laisser quand on a cessé de lui répondre.



Budva / Montenegro – Novembre 2008

Sur une sorte de terrain vague, à côté de la fourrière pour voitures mal stationnées et en-dessous des zones à parcomètres collectifs, nous avons aperçu un camion, immatriculé en France et apparemment habité. Nous décidons de nous installer non loin et allons jeter un œil. Nous découvrons Pascal – dit Scalu. Il voyage dans son camion, anciennement affecté à la médecine du travail et actuellement aménagé camping car. Avec lui, Emeric – dit Mous - et sa chienne Mali, un berger belge. Le contact est franc, spontané et direct. Ils voyagent depuis 3 mois en Europe. Ils visent Istanbul. Leur camion connaît des problèmes de freins qui chauffent. Nous roulerons avec eux jusqu’à Thessalonik, en Grèce, puis les embarquerons à bord de Casita, pour aller jusqu’à Istanbul.
A vous 3 : nous nous souviendrons des très chouettes soirées dans Casita ou dans votre camion - dont la fameuse poulet-frites - de votre mémorable séance cadeau au moment de nous quitter à Istanbul, des inoubliables séquences de jeu avec Mali, des cocasses tractations en Macédoine avec le pseudo gardien de parking qui a déguerpi aussi vite qu’il est apparu, lorsque nous sommes allés vérifier ses dires auprès du restaurant, l’improbable bivouac sur le front de Mer à Thessalonik,… Nous avons tous eu un énorme plaisir à vivre ces quelques jours avec vous. Zoé repart avec Pascal sur sa liste d’amoureux… en 18ème position, tandis que Loane intègre Emeric en 3ème position sur la sienne. Encore un énorme merci pour tout.

Thessalonik / Grèce – Novembre 2008

Fin de matinée, un homme nous aborde, en allemand. Il nous demande si nous serons là en soirée, il aimerait une photo de la famille au coucher du soleil. Le soir, il est là, avec sa femme et des paquets plein les bras. Son nom : Ioanes. Il a vécu en Suisse où il a travaillé. Il y a vécu un accident de train à Domodossola, qui lui vaut aujourd’hui une mâchoire artificielle. Nous l’avons appelé le Père Noël, parce qu’à part le Père Noël, nous on ne connaissait pas des personnes aussi généreuses « comme ça, pour rien », auxquelles il est impossible d’offrir autre chose que nos mercis et qui laissent une telle trace dans nos cœurs, de grands et d’enfants…


Le Mont-sur-Lausanne, Suisse - 14 avril 2008

John Vuille est l’ancien propriétaire de Léon, notre actuel camping car de transition, qui nous permet de rouler et d’habiter confortablement en attendant la fin de la préparation de Léonie.

Il est aussi l’auteur de Eagle Creek, un  roman paru aux éditions « La Bruyère » et disponible aux Yeux Fertiles à Lausanne. Ce livre est fortement inspiré de sa vie en Alaska et des 30 années qu’il a passées à bourlinguer entre le grand nord et l’Afrique du Sud notamment. Architecte, chasseur, berger, entrepreneur, trappeur, cow-boy et producteur de film, John est un de ces personnages qu’il est merveilleux de croiser sur son chemin. Nous sommes heureux de l’avoir rencontré, alors que nous ne sommes  qu’aux prémices de nos aventures…

Grandvaux, Suisse - été 2007

Avant même de partir, nous avons eu la chance de rencontrer la famille avec 4 enfants de l'Expédition Ayabombe.

C'est sûr nous les reverrons pendant notre voyage.

Découvrez leurs aventures : www.ayabombe.org